24/03 bulletin 7 jours et tendance

Cher(e)s membres, bien le bonsoir, 

Voici la prévision en détails sous forme de texte et d’infographie.
Pour commencer, voici aussi quelques explications (simples) sur la situation attendue, à mettre en lien avec la prévision à long terme ci-jointe: https://imeteo.be/2019/03/20/la-semaine-prochaine-sera-ideale-pour-une-bonne-raclette/
Enfin, pour terminer en beauté, il y a la tendance à deux semaines. Bon amusement.


Carte du modèle GFS pour le lundi 25 mars à 13h. 

Comme vous pouvez le constater, demain le passage rapide de la petite dépression « baleine » sur l’est de l’Allemagne nous amènera plus de nuages et le risque de quelques averses (surtout le long des frontières est) jusque mardi matin. Elles seront hivernales en Haute-Ardenne. 
Mais notre « super patate » ne sera pas loin, ce puissant anticyclone viendra se positionner non loin de notre pays pendant une bonne partie de la semaine. Petit bémol, son centre étant positionné à l’ouest, dans un premier temps, il nous enverra un air maritime humide (se traduisant par des champs de stratocumulus, nuages aplatis, en cours de journée) dans un faible flux de nord-ouest à nord . Enfin, grâce à lui, vous verrez qu’on aura quand même vraiment pas à plaindre… 

La prévision en détails:  
Lundi:
Changement de décor, petit passage perturbé lié à la descente de la dépression « baleine » à proximité de notre pays.
Il en résultera un ciel souvent très nuageux accompagné d’averses un peu plus régulières et consistantes le long des frontières est. 
Localement, un peu de grésil ou quelques flocons (>500m) seront possibles. Sur l’ouest, les embellies seront plus larges et il fera sec. 
En fin de journée, les éclaircies s’élargiront partout. 
Tmin: -0 à 05°C Tmax: 05 à 11°C PPN: 0 à  4 l/m² Vent: 20 à 50km/h
Mardi: Toujours très nuageux à couvert en matinée, on notera d’ailleurs encore le risque d’un peu de pluie/bruine ou quelques flocons anecdotiques sur les crêtes. L’après-midi, les nuages seront toujours majoritaires mais les périodes ensoleillées s’allongeront depuis l’ouest. 
Tmin: +0 à 07°C Tmax:  05 à 11°C PPN:  0 à 1 l/m² Vent: 10 à 30km/h

Mercredi: Pour commencer, de larges embellies avec des bancs de brouillard parfois locaux et givrants, mais rapidement, les champs de stratocumulus (nuages aplatis) masqueront le soleil en de nombreux endroits.
Tmin: -2 à 05°C Tmax: 06 à 12°C PPN: 0 l/m² Vent: 10 à 20km/h
Jeudi
:  Ce type de temps se poursuivra, de larges éclaircies pourraient toutefois subsister aussi l’après-midi, surtout sur l’ouest et l’extrême sud du pays. 
Tmin: +00 à 05°C Tmax: 08 à 14°C PPN:  0 l/m² Vent: 10 à 20km/h
Vendredi: Après dissipation des nuages bas et autres brouillards isolés, nous assisterons à une journée assez ensoleillée bien que le soleil devra composer avec des nuages parfois un peu plus encombrants en milieu de journée. 
Tmin: 01 à 07°C Tmax: 11 à 18°C PPN: 0 l/m² Vent: 10 à 20km/h
Samedi:  La matinée devrait encore être ensoleillée, tandis que l’après-midi, un petit passage frontal nous donnera plus de nuages via l’ouest. En toute fin de journée, de faibles pluies pourraient faire leur entrée par l’ouest. 
Tmin: 04 à 08°C Tmax: 13 à 18°C PPN: 0 à 2 l/m² Vent: 20 à 35km/h
Dimanche:  Peut-être encore quelques précipitations en début de journée sur le sud sous un ciel très nuageux. Ensuite, les embellies s’élargiront rapidement par le nord. 
Tmin:+02 à 06°C Tmax: 06 à 11°C PPN: 0 à 1 l/m² Vent: 20 à 30km/h

Ces 7 prochains jours ressembleront à s’y méprendre à la semaine que nous venons de connaître. Ainsi, le soleil retrouvé ne sera jamais bien loin, même s’il devra composer avec des nuages parfois encombrants. Il fera généralement sec. 

La prévision de la semaine en image:



Infographie: Nathaniel Dessart 
Icônes: Benoit Denayer

Tendance pour la semaine suivante: 
Il faudra en profiter car début avril on devrait renouer avec des passages pluvieux un peu plus actifs et un temps temporairement plus frais
(Min -02-04/04-10°C Max 5-10/10-15°C). Dans ces conditions, quelques flocons et de faibles gelées nocturnes pourront toujours se produire en Haute-Ardenne. Il ferait modérément venteux. (Fiabilité moyenne)

Passez une excellente soirée et une belle semaine :).

 
Michael – Info Météo

TENDANCE A LONG TERME: De saison.

Bonsoir, 

Ces prochains jours, jusque vendredi inclus, nous serons toujours sous l’influence de l’anticyclone « tortue » qui s’étend sur une grande partie de l’Europe continentale. Malheureusement, celui-ci n’empêchera pas quelques fronts très affaibli de glisser sur le flanc nord de sa carapace et ainsi donner des nuages ponctuels sur notre pays, mais aussi un temps sec et de plus en plus doux. On peut déjà observer, également, la formation de l’anticyclone « patate » et de la dépression « baleine » qui seront déterminants pour les jours qui suivent. 

Run GFS (parallèle) pour vendredi 22 mars 01h locale. 

En fin de week-end, l’anticyclone « tortue » se retrouvera éjecté et amoindri du côté  des Balkans, plutôt rapide la bête me direz-vous. En attendant, la dépression « baleine » en profitera pour tenter une incursion vers la mer du nord, repoussée tant bien que mal par l’anticyclone « patate » qui prendra vigueur. Ce type de temps provoquera une baisse sensible du mercure et un temps plus instable pour le début de la semaine prochaine (giboulées). 

Run GFS (parallèle) pour le dimanche 24 mars à 01h locale. 

A l’arrière de la dépression baleine qui ira terminer sa course en Méditerranée, nous assisterons à la protection de l’anticyclone patate en grande forme. Sa position devrait permettre une lente remontée du mercure, les nuits resteront fraîches voire froides (gelées rependues). 
En dehors de possibles bancs de brouillard isolés en début de journée, il devrait faire assez dégagé. 

Run GFS (parallèle) pour le jeudi  28 mars à 19h locale. 

En toute fin de période, la fiabilité baisse nettement. En effet, la nouvelle dépression islandaise « pieuvre » et un autre anticyclone « enclume » se livreront bataille pour prendre la place de l’anticyclone « patate » qui ira faire des frites sur l’est de l’Europe. Dans ces conditions, début avril devrait être de nouveau plus frais avec le retour des giboulées. 
Affaire à suivre… 

Note: Malgré l’aspect un peu enfantin, des animaux ou objets remplaçants les traditionnels noms donnés aux centres de pression, la visualisation de l’évolution de la situation est à mon sens beaucoup plus aisée ainsi. De plus, vous remarquerez que la taille des icones est généralement proportionnelle à leur zone d’influence.

Voici la tendance complète reprise sous forme de tableau (pour la Belgique):


Bref, un peu à l’image de ce cliché de Kévin Dewachter pris dimanche dernier à  Genappe-Baisy-Thy, c’est un temps de saison, sans excès, qui nous attend ces  prochains jours: 

Merci de partager l’information autour de vous, passez une excellente soirée. 

A bientôt. 

Michael – Info Météo

 

Prévisions à 3 jours – 22/02/2019

UN WEEK-END (et plus) AU PARADIS

Bonjour tout le monde,

Ces prochains jours seront rythmés par le fameux anticyclone Frauke surplombé d’une imposante crête d’altitude. Celui-ci maintiendra un flux continental très sec et d’autant plus doux pendant ces prochains jours. 
Dans ces conditions, les maximas seront estivaux de la péninsule Ibérique au sud de la France (maximas souvent  compris entre 20 et 25°C). Tandis que chez nous on devra plutôt compter entre 10 et 15°C sous un soleil radieux. 
Sur le sud-est de l’Europe, une masse d’air d’origine polaire se décrochera temporairement et y donnera des chutes de neige parfois conséquentes en montagnes, sur la Grèce notamment. A noter que la vague de douceur sera bien plus notable (quelques records absolus pour février pourraient encore tomber) que ce petit coup de froid plutôt habituel en cette saison sur les pays concernés.
Analyse du modèle allemand pour samedi 13h locale
Ecart de températures par rapport à la normale 1979-2000 pour ces 3 prochains jours. 

Le décor étant posé, voici la prévision en détails: 

La nuit prochaine, les éclaircies vont continuer à s’élargir surtout sur le centre du pays. Au sud de l’Ardenne et au nord du pays, des bancs de brouillard continueront à s’accrocher. Les minimas descendront entre -0 dans les vallées ardennaises et 4°C à la côte. Demain, après dissipation assez rapide (voir timings) de ces éventuels nuages bas, le soleil règnera sans partage. Le vent sera faible partout bien qu’un peu plus vigoureux sur le relief et les maximas s’envoleront alors entre 9 et 15°C

Dimanche, après une nuit assez froide, les minimas plongeant entre -2°C dans les vallées abritées en Ardenne et 2°C sur les sommets du relief, ces derniers se trouvant sur l’inversion de températures, il fera ensoleillé. Pour l’anecdote, en bordure du dôme anticyclone, c’est-à-dire sur l’ouest du pays, des nuages élevés sans incidences pourraient dériver dans l’après-midi. Les maximas gagneront environ 1° ou 2C par rapport à la veille tandis que le vent sera toujours aussi faible



Cartes: Benoit Denayer. 

Pendant le début ainsi que le milieu de semaine suivante, le soleil dominera toujours presque sans partage, quelques nuages élevés parfois un peu plus nombreux pourraient de temps en temps voiler notre ciel. Mais ils n’auront pas d’impact sur notre ressenti printaniers, d’ailleurs le mercure pourra s’approcher voire dépasser les records au meilleur de la journée ( max généralement entre 13 et 18°C, localement un peu plus)

Je vous retrouverai d’ici dimanche pour une tendance à long terme. D’ici là, que tout aille bien pour vous

Amitiés. 

Mic. 

Discussion sur le climat (et le reste).

Depuis de nombreuses années, le climat fait partie des sujets les plus abordés dans la sphère scientifique comme privée.
Celui-ci étant un domaine aussi vaste que complexe, il est souvent mal compris par beaucoup qui ont alors tendance à faire d’une anormalité, une généralité. Enfin, c’est humain, ce qui est incompris ou seulement partiellement, fait peur.
C’est surtout pour cette dernière raison que je vais aborder le sujet avec, tout d’abord, une approche des plus neutres pour ensuite vous donner mon opinion. En commentaire, vous pourrez, vous aussi me donner votre point-de-vue voire étayer la réflexion.

Premièrement, il est acquis que l’homme modifie au moins indirectement le climat. En effet, par exemple, la déforestation ou l’urbanisation, en bouleversant la nature du sol, vont avoir un impact climatique sur la région environnante. De plus, c’est indéniable, par nos méthodes de déplacement, l’agriculture intensive et l’industrie omniprésente, nous modifions d’une certaine manière la composition de notre atmosphère:


Evolution de la concentration de gaz à effet de serre dans le temps (forages en Antarctique)
Source: http://planet-terre.ens-lyon.fr/article/evolution-du-climat.xm

En parallèle à cette évolution, voici la courbe supposée de la température globale à la surface de notre planète:


Ecart de température par rapport à la moyenne de 1951-1980 (Berkeley Earth)

On peut donc en déduire que sur une période de 40 ans, la température a augmenté d’environ 0,8°C à l’échelle de notre planète. Mais d’une manière hétérogène (ex: 0,5°C sur les océans, 1,0°C sur les continents, 2,5°C en Arctique…). Evidemment, ces données changent parfois de quelques dixièmes selon les sources.
Voici d’ailleurs les chiffres du satellite de l’université d’Alabama. Le constat est le même bien que la différence est un rien plus faible. Ces valeurs sont corrigées à cause du vieillissement de ce satellite et de la variation de son orbite autour de la terre.

Aucune description de photo disponible.


Passons maintenant aux preuves de cette tendance au réchauffement climatique. Bien entendu, le retrait de nombreux glaciers n’est plus à prouver mais il est indispensable de nuancer la constatation:

Evolution du glacier du Rhône (Suisse) de 1880 à 2005 (unifr.ch)
Evolution de 7 glaciers de référence (glaciershub)

On peut observer qu’un retrait important est en cours depuis le début de l’ère industrielle. Hors, on vient de le constater, la concentration des gaz a effet de serre n’augmente réellement qu’en deuxième partie de XXième siècle. Pourtant, un important retrait (surtout vers 1940) se produit depuis la fin du petit âge glaciaire (voir ci-dessous).
Des cas comme le Kilimandjaro sont également à nuancer, notamment à cause de la déforestation importante aux alentours de celui-ci, limitant les précipitations à l’année. Ou encore les glaciers andins, très dépendants du phénomène « El Nino ».
Certes, le climat se réchauffe de façon accélérée depuis 1980 environ, mais la tendance au retrait était déjà en route depuis la fin du XIXè siècle.
Un cas plus révélateur ces dernières années est celui du pôle nord (en bleu)

Arctic and Antarctic Sea Ice Extent, 1979-2009

La tendance de la banquise à la baisse (surtout l’été) se confirme d’années en années pour l’Arctique dont le cas est sans doute le plus flagrant, tandis que l’augmentation de la surface prise par les glaces se maintient ou est en légère augmentation pour l’Antarctique. Ce dernier étant bien plus dépendant des courants marins que de la température globale. D’ailleurs, après une baisse rapide ces dernières années, la situation se rapproche à nouveau de la moyenne dans cette région du monde.
De plus, les conséquences sont parfois inattendues, voici la balance (bleu) glace/neige en gain (jaune) et perte (rouge) au Groenland depuis 1960:

http://nsidc.org/greenland-today/



On peut constater des pertes assez considérables dans les années 2000, mais depuis 2015, la situation se stabilise voire s’améliore comme l’année passée.

Il serait long et fastidieux de passer à la loupe chaque région de la planète. Remarquons tout-de-même qu’un cas extrême (chaud comme froid) ne représente rien sans un cadre de référence. Nous vivons, malgré nous, sur une planète aux contrastes relativement marqués (min -89,2°C à Vostok-Antarctique, max 56,7°C à Furnace Creek-USA). Autre exemple, en Afghanistan, qui jouit d’un climat continental, c’est en théorie plausible d’avoir 100°C d’amplitude entre l’été et l’hiver, entre l’endroit le pus chaud et le plus froid du pays. Vous voyez donc qu’en terme de conditions extrêmes, il y a moyen de faire des articles tous les jours. Pour qu’un lien puisse être établi avec un quelconque changement climatique, il faut d’abord s’assurer qu’un ou plusieurs record(s) a (ont) été battu dans des stations assez anciennes. Il faut également prendre en compte l’étendue géographique du phénomène, sa fréquence dans le temps et surtout son implication temporelle (records décadaires, mensuels ou annuels ?! Un record journalier isolé n’étant pas représentatif)

Attardons-nous tout-de-même sur notre pays. Voici l’évolution de la température moyenne à Uccle entre 1833 et 2011.

Résultat de recherche d'images pour "évolution température belgique"

On peut noter une hausse d’environ 1°C après la fameuse moitié du XXième siècle. En tout cas, une nouvelle fois, il ne faut pas tout mélanger, la période douce et ensoleillée que nous venons de connaitre n’est pas directement à imputer à un « dérèglement » climatique (veuillez consulter l’article ci-joint pour de plus amples informations:
https://imeteo.be/2018/11/06/remise-en-contexte-climatologique/?fbclid=IwAR3LzTKGFf8KJXU0ZXeD_xesZwVNpsK1iyFnCJyqBGfGRK2ui_lh3f6DnV0 Je vous invite aussi à consulter mon lien sur les hivers d’antan relatif à ce sujet:
https://imeteo.be/2019/01/14/3540/)
« Néanmoins , la répétition de ces phénomènes durant ces dernières années peuvent tout-de-même le laisser penser », selon Pascal Mormal (climatologue à l’IRM) . A propos, le week-end prochain, nous pourrions battre quelques records de chaleur décadaires et/ou absolus à l’échelle Européenne.
Autre conséquence, selon « Aquawal », « Il semble y avoir également un accroissement des précipitations totales sur le long terme, en Belgique. Il pleut, aujourd’hui, environ 100 mm de plus par an qu’à la fin du 19ème siècle. Cette situation se retrouve à toutes les saisons, mais plus particulièrement en été. Cependant, la hausse des précipitations est à mettre à l’actif d’une augmentation de l’intensité des précipitations et non pas du nombre de jours de précipitations. C’est le cas pour toutes les saisons, et plus particulièrement en été. » Comme quoi…

Justement, en parlant d’eau, en ce qui concerne l’élévation des mers, les conséquences ne sont pas encore très nettes étant donné qu’elle se « limite » actuellement à environ 20cm depuis le milieu du siècle dernier.
Voici la carte des zones inondables en Europe de l’ouest avec une élévation d’un mètre (selon le GIEC) à l’horizon 2100 si rien n’est entrepris:


Au niveau des projections de températures évaluées par le GIEC:


On peut constater une grande différence entre les deux scénarios les plus extrêmes (1,5 et 4°C). Pour Bruxelles, cela correspondrait grossièrement au climat d’une ville comme Paris dans le meilleur des cas ou Marseille dans le cas le plus pessimiste en 2100. Bien entendu, ces valeurs seraient très variables d’une région à l’autre de la planète (le pôle nord étant bien plus sensible étant donné que le mercure flirte avec le 0°C en été, plus de 4°C supplémentaires et la fonte serait spectaculaire pendant la période de débâcle). En admettant que celles-ci se vérifient, évidemment, bien d’autres paramètres peuvent venir bousculer ce schéma.

Nous voyons donc que les chiffres et les preuves de la situation actuelle peuvent souffrir très difficilement de contestations à propos d’un léger réchauffement globale depuis quelques décennies. Une partie de celui-ci étant probablement à imputer à l’humain et à ses activité, même s’il ne faut pas négliger l’influence des différents cycles naturels, de l’activité solaire… responsables périodiquement d’une variation de quelques dixièmes de degrés à l’échelle planétaire.

Mais ces changements (en prenant en compte les projections du GIEC) nous mettent-ils vraiment en péril ?! Permettez-moi, dès lors, de vous donner de temps en temps mon point-de-vue sur la question.

Voici la modélisation de l’écart des températures par rapport à la moyenne des 2000 ans passés dans l’hémisphère nord depuis l’an 0:

Selon les différents modèles, on peut constater des variations plus ou moins importantes. 2 tendances se dégagent toutefois, le réchauffement médiéval vers l’an 1000 et le petit âge glaciaire en 1600-1800. Les écris d’époque relatent d’ailleurs relativement clairement ces périodes avec des conséquences visibles dans un bon nombre de régions sur terre. La variation maximale sur notre planète pendant ces 2000 dernières années serait donc d’environ 1,5°C.

Lorsque l’on remonte la ligne du temps bien plus loin (mais en partie toujours relative à l’homme), force est de constater que le climat n’a pas toujours été dans cette stabilité qui peut même être qualifiée de plutôt inhabituelle.

Evolution de la température pour deux sites en Antarctique (https://www.researchgate.net/)

Les températures ont varié de plus de 10°C dans cette partie du monde, notamment en fonction des âges glaciaires et interglaciaires. De récentes études nous montrent d’ailleurs que la bascule se fait assez rapidement entre les deux ères, on perd ou on gagne parfois quelques degrés à l’échelle planétaire en quelques dizaines d’années seulement.

Il y a 20 000 ans, nos ancêtres « homo sapiens » étaient d’ailleurs au maximum de l’ère glaciaire (dont l’origine contestée serait due à une déviation de l’axe de rotation de la terre par rapport au soleil ). Depuis, le niveau des mers a augmenté de plus de 100m.
Selon Météo-France, « le niveau de la mer a toujours évolué, et parfois très rapidement : 130 m entre la dernière période glaciaire il y a environ 21 000 ans et le début de la période interglaciaire actuelle, soit environ 1 mètre par siècle. Cette évolution s’est ensuite ralentie il y a environ 6 000 ans et s’est stabilisée autour de seulement 5 cm par siècle en moyenne au cours des 2 à 3 derniers millénaires.
Le réchauffement s’est fait suivant plusieurs phases mais dès 14 700 avant J-C par exemple, on note une élévation des eaux de 4 à 5m par siècle pendant 400 ans. Autant vous dire que le visage de notre planète a profondément changé en quelques siècles seulement. Malgré cela, il n’y pas eu d’extinction animale massive.
Actuellement, comme le montre le graphique ci-dessus nous sommes dans une période de réchauffement maximal (et très stable en dehors de l’action humaine). Celui-ci, nous apprend aussi que la température globale peut encore, de manière naturelle, être de 3 à 6°C supplémentaires à ce que nous connaissons.

Ce détour par le passé pour vous faire remarquer que, si les projections du GIEC se vérifient, notre planète changera profondément mais ce n’est pas du tout une fin en soi. Le climat est en perpétuelle évolution, lutter contre celui-ci n’a donc aucun sens. J’ai encore vu récemment des articles « hollywoodiens » relatant la volonté de certains gouvernements à enrayer le réchauffement en essayant de refroidir notre planète par des procédés plus farfelus les uns que les autres.

Nous sommes à l’origine d’un changement climatique dont personne ne peut prédire exactement l’ampleur actuelle et à venir. Mais à mes yeux, ce n’est que la face émergée de l’iceberg. En effet, la sixième extinction massive animale a bel et bien commencé et jusqu’à présent elle est bien peu liée aux changements climatiques. Qui ne s’est pas surpris en voyant la raréfaction progressive des abeilles, des passereaux et autres papillons dans son jardin ?!
« Entre 1970 et 2014, les populations d’animaux vertébrés – poissons, oiseaux, mammifères…- ont chuté de 60 % au niveau mondial » d’après le WWF.
Les causes ne sont autres que la surexploitation des ressources naturelles, la surchasse, la surpêche, l’agriculture intensive et la destruction, la dégradation, la fragmentation, la pollution des milieux (eau, air, sol) et des écosystèmes par les êtres humains. Auparavant, comme l’homme l’avait fait à ses débuts, lorsque le climat changeait, même brusquement, les espèces animales et végétales, pour l’immense majorité, se déplaçaient ou migraient en fonction des zones viables. A présent, nous avons morcelé et/ou détruit en partie la zone d’habitat de la majorité d’entre eux.
Sans oublier l’impacte sanitaire par notre gestion désastreuse de notre planète (pollution par particules fines, insecticides, « malbouffe »…)

Et lorsque le climat se refroidira, dans un avenir plus ou moins proche, nous efforcerons-nous de le réchauffer ?! Bref, vous commencez à voir où je veux en venir, le climat n’a jamais vraiment été un problème.
Par contre, un changement important de celui-ci (naturel ou pas) conjugué à un monde où l’argent prend une place plus grande que la vie, aura des conséquences graves.

Pour moi, des solutions il y en a mais il faudrait d’abord changer notre rapport à la nature. Préférons les méthodes douces plutôt que la rentabilité (interdire ou très limiter toute forme de pesticide par exemple), étendre les zones protégées, établir une gestion véritablement rigoureuse des stocks de poisson, agrandir les espaces verts dans les villes, privilégier les circuits courts au niveau de la consommation, élargir les jachères fixes, se passer un maximum des matières non-biodégradables, promouvoir ces méthodes dans les pays en voie de développement… Pour ce qui est de nos émissions de gaz en tout genre, des solutions existent aussi, notamment au niveau des moyens de locomotion, encore faut-il en réduire le prix et en augmenter l’efficacité (notamment dans les pays vastes ou plus pauvres). Cette vision est indéniablement utopiste mais si nous voulons continuer à traverser les millénaires, malgré notre récente capacité de destruction, nous devrons changer notre mentalité.
La production d’électricité ne peut malheureusement (pas encore) dépendre exclusivement d’énergies renouvelables, un choix se fait donc généralement entre « la peste et le choléra », les centrales au charbon et la fission nucléaire en attendant mieux (la fusion nucléaire ?!).

En conclusion, vous aurez remarqué que je me soucie bien plus des problèmes environnementaux au sens large que des seuls changements climatiques dont nous accélérons probablement sans doute le rythme. Malheureusement, nous nous sommes sédentarisés sur une planète que nous pensions figée, façonnable et (sur)exploitable à notre guise. Alors qu’il faudra nourrir et faire de la place à des milliards d’êtres supplémentaires ces prochaines décennies, la solidarité devra primer. « Pourvu que l’humain ne se focalise pas uniquement sur l’arbre qui perd ses feuilles mais qu’il remarque aussi la vermine s’attaquer aux autres végétaux… »
Heureusement, l’intelligence de l’homme n’a d’égale que sa bêtise, surtout lorsqu’il est en difficulté.

Merci d’avoir lu cet article jusqu’au bout, n’hésitez pas à réagir (de manière constructive) sur notre page Facebook.

Cordialement,

Michael – Info Meteo.




N’Y A-T-IL VRAIMENT PLUS D’HIVER EN BELGIQUE ?!

Beaucoup d’entrevous, amateurs d’or blanc crient au désespoir tant les prévisions tardent à annoncer d’abondantes chutes de neige, pour les régions de plaine notamment.
Pour répondre à la question première, il est tout d’abord fondamental de s’imaginer un hiver typique en Belgique, ce qui n’est pas une mince affaire.
En effet, notre climat étant tempéré (à la frontière entre la forte influence océanique de l’Atlantique et une continentalisation qui commence à se faire sentir en Ardenne), les excès ne sont pas légions vers le chaud comme vers le froid, néanmoins de belles surprises, si les conditions sont réunies, peuvent se produire.

Ensuite, « tordons le cou » à certaines croyances populaires qui présentent les hivers avant 1990 comme froids et neigeux d’office. Par exemple, selon les statistiques de l’IRM, après plusieurs hiver très neigeux dans les années 80, au cours de l’hiver 1989, on n’a pas observé de neige au sol à Uccle : ce sera la seule fois au cours du siècle.
En janvier 1932, 1969, aucune chute de neige ne fut observée à Uccle. Autrement, en février, aucun flocon ne fut observé à Uccle en 1959, 1972, 1975, 1980 et 1982.

A contrario, plus près de nous, on se rappellera du 26 novembre 2005 avec 21 cm et du jour de la Saint Nicolas 1998 avec 20 cm mesurés à Uccle. De plus, en 1996, une couche de neige de 47 cm est mesurée à Elsenborn (Bütgenbach).
Encore plus récemment, le dernier épisode neigeux important, s’étalait entre la fin novembre 2010 et le début janvier 2011, 48 jours d’enneigement consécutif furent enregistrés à Florennes (299m) et 51 jours au Mont-Rigi (674m) avec un maximum à 71 cm. La hauteur maximale en Belgique ayant été comptabilisé le 9 février 1953, on mesura alors 1,15 m de neige à Botrange (Waimes).
Sinon, en dehors de l’hiver, on garde tous en mémoire la Pâques 2008 qui nous avait gratifié de 12cm records à Uccle.

Sinon, bien entendu, certains hiver « anciens » furent particulièrement blancs. En 1956, la neige recouvre toute la Belgique. Elle est exceptionnellement abondante dans les Flandres et le Hainaut occidental, avec des épaisseurs de 23 cm à Middelkerke et Chièvres, 26 cm à Wevelgem et Renaix et 34 cm à Ramegnies (Beloeil).
Un peu plus tard, du 25 décembre 1962 au 5 mars 1963, de la neige au sol a été notée pendant septante et un jours consécutifs (parfois seulement sous forme de traces) à Uccle. En 1973, des chutes de neige très abondantes : épaisseurs de 34 cm à Ottignies, 40 cm à Beauvechain et Gembloux, 81 cm à Botrange (Waimes)… A Uccle, on mesure une couche de neige de 34 cm, ce qui est la deuxième valeur la plus élevée du siècle (ex-aequo avec 1925). Il ne faut pas oublier non plus certains hivers très neigeux des années 40 qui jouent sur notre mémoire sélective, en pensant à la plupart des combats sous la neige durant la deuxième guerre mondiale (offensive des Ardennes).

En tout cas, de mémoire d’homme, le centre de notre pays n’a jamais vraiment croulé sous la neige et c’est même en début d’hiver que la couche est souvent la plus importante. Par exemple, comme on l’a vu, on note 34cm le 30 novembre 1925 à Uccle ou encore en le 28 novembre 1973, ce sont bel et bien les valeurs maximales pour notre station de référence.
Voici un excellent lien qui vous permettra de comparer l’enneigement à Uccle, année après année: https://www.meteobelgique.be/…/d…/enneigement-decadaire.html

En conclusion on peut déplorer que les chutes de neige sont, ces dernières années moins fréquentes que durant le siècle passé mais peut-être pas moins abondantes (en moyenne il neige 25 jours à Uccle sur un hiver). Les espoirs ne sont donc pas perdus pour les nombreux impatients qui espèrent voir de la neige sous 200m d’altitude ces prochaines semaines. Mais soyons réalistes, les 50cms et plus, ce n’est pas pour les régions de plaine 😀 . A l’heure actuelle, c’est un hiver sans grande histoire, d’ailleurs, il s’éloigne peu des normes.

Voici le tableau des jours d’ouverture pour la station de ski de la Baraque Fraiture (photographié par Jean-Francwès)

Source: l’ IRM et MeteoBelgique

Michael – Info Météo

Arnaud, l’homme au projet complètement gîvré

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https://livexplorer.com/themannekentrip/.

ARNAUD EST DESORMAIS AUX CARAIBES 

On peut donc être fier de notre « Arnaud national » qui a désormais traversé l’ensemble de l’Amérique du nord, en « snowkite », à ski, à pieds, en vélo et en kayak. Et l’aventure est loin d’être terminée vu qu’il s’est mis Ushuaia (Argentine) comme objectif. Prochaine étape, en vélo, pour la traversée du Mexique et du Belize. Cela ne s’est pas fait s’en effort car, lors de notre point précédent, Arnaud était encore à pagayer en plein milieu des « States », en Ioawa plus précisément. 
Selon lui, les dix derniers jours en kayak ont été les plus éprouvants à cause « de la brume, du vent et de la pluie ainsi que l’énorme quantité de bateau qui exigeaient une attention constante. Comme si la rivière ne voulait pas le laisser partir.  »  Voici quelques clichés de son épopée entre Baton Rouge et la Nouvelle Orléans (Bravo Arnaud, « you did it ») 

Alors, c’est qui le plus fort ?! 
Fin octobre, avant de rejoindre Memphis, Arnaud avait eu la chance de rencontrer Tyler Wood (à ne pas confondre avec Woods, le golfeur) qui par un hasard fou, voulait rejoindre aussi la Nouvelle Orléans en Kayak. Ca tombe bien, ils allaient pouvoir faire un bout de chemin ensemble. Et voir de superbes paysages comme ceux-ci: Voici à quoi ressemble un bivouac pour la nuit: 

Mi-octobre, les températures commençaient à plonger, heureusement Arnaud venait de traverser la grande ville de Saint-Louis (parfois même de manière peu recommandable, comme à travers ce grand barrage). Il en a profité pour aussi utiliser la force du vent, c’est malin ! 

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ARNAUD EN PLEIN MILIEU DES ETATS-UNIS.

Souvenez-vous, lors du dernier point début mai, Arnaud se trouvait au bord de la « Hudson Bay » au Canada, à Churchill plus précisément. Alors que les conditions étaient encore glaciales, cette étape symbolisait la fin de la partie en snowkite, et donc la fin du suivi météo régulier.
Ensuite, c’est une longue route en vélo que notre ami Arnaud a entrepris, je ne vais pas énoncer ici  toutes ces aventures et mésaventures, il le fait déjà très bien sur sa page Facebook: https://www.facebook.com/themannekentrip.be/.  et sur son site de suivi: https://livexplorer.com/themannekentrip/.
Néanmoins, je vais reprendre les différents moments forts qu’il a eu depuis Churchill jusque Burlington (USA, Ioawa) dans un ordre inversement chronologique. 
Comme vous pouvez le voir tout va bien pour lui, le voici sur la frontière des 3 états pris sur la photos ( 15 septembre 2018)
Lors de son avancée, Arnaud a fait énormément de rencontres de personnes plus incroyables les unes que les autres, peut-être même encore plus que lui. 
Il a non seulement revu des gens qu’il a rencontrés lors du début de son aventure, mais il a aussi pu faire une partie de sa route accompagné. Cela lui a donné beaucoup de courage. 
Ici on peut voir un comparse (américain) pagayer quelques kms avec lui, c’était son 8ième jours sur le Mississipi (8 août). C’était un moment très spécial d’après l’aventurier.  
C’était le début de son aventure en Kayak, qui ne le lâchera plus jusque les Caraïbes (soit tout le Mississipi).
Avant cela, un des moments forts de son épopée était, sans doute,  la première frontière qu’il a croisé (Le 4 juillet, ça ne s’invente pas, soit 6 mois après son départ) . En l’occurrence celle entre le Canada et les Etats-Unis, la première d’une longue série… 
Quelques jours avant, il était à Winnipeg (Canada), vous pouvez ainsi vous rendre compte de tout le « barda » qui l’encombre. 
Ce genre d’aventure, ça s’improvise de temps à autre quand même, surtout quand on est en plein milieu du Canada. Mais au moins, le mercure remonte. (24 Mai) 
Même beaucoup d’improvisation, le voici avec son campement sur une voie de chemin de fer désaffectée (heureusement). Il nous a alors fait part de sa difficulté de pédaler tant le terrain (il n’y a pas de route) est difficilement praticable (cailloux, trous…). Par contre, il retrouve enfin de la verdure, la neige se fait de plus en plus rare et, il n’a jamais entendu autant d’oiseaux, selon lui.

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ARNAUD RETROUVE PEU A PEU LA CIVILISATION. (publié le 04 mai 2018)

Bonjour la compagnie ,

Je suis heureux de vous annoncer qu’Arnaud, notre aventurier bruxellois est bien arrivé à Churchill, dans la province de Manitoba, au canada, nommée aussi « la capitale d’observation d’ours polaire ». Autant vous dire qu’il fait encore froid là-bas, d’ailleurs, en ce moment, la température est légèrement négative avec de faibles chutes de neige. Mais le récent dégel a rendu la progression particulièrement ardue pour Arnaud, la débâcle ayant commencé en baie d’Hudson.
Dès lors, il ne progressera, à présent, plus en Sknowkite mais à pieds jusque Gillam, puis il chevauchera son vélo pour rejoindre Winnipeg.

En effet, fin janvier, il a entamé un périple de plus ou mois 2 ans et demi entre Kugaruuk (Canada) et Ushuaia (pointe sud de l’Argentine), sans aucun moyen motorisé.
Mon rôle de prévisionniste est donc mis entre parenthèse, la météo passant progressivement au second plan. Je continue bien entendu à être à sa disposition au besoin, je ne peux de toute façon pas m’empêcher de jeter un œil sur l’évolution (que vous pouvez suivre ici: https://livexplorer.com/themannekentrip/) de son parcours et les conditions météo qu’il rencontre.

Notre ami a déjà parcouru plus de 1000km en ayant du faire face à des ours polaires, à un orteil gelé, à plusieurs blizzards et à des températures ressenties sous -40°C notamment. Mais le plus difficile reste sans doute encore à faire pour rejoindre la « Terre de feu ».

Photo 1: Arnaud en personne .
Photo 2: Le genre de paysage dans lequel il a du évoluer en baie d’Hudson.

Un petit pouce levé pour encourager notre compatriote .

Michael – Info Météo.

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ARNAUD REPREND LA ROUTE DEMAIN. ❄️⛷ (publié le 01 avril 2018) 

Bonsoir ,

Notre ami Arnaud qui traverse les Amériques du Nunavut (Canada) à la pointe sud de l’Argentine sans moyen motorisé, redémarre demain matin. Malgré que je lui annonce des conditions à nouveau de blizzard pour mardi, les vents pouvant alors atteindre entre 70 et 80km/h en rafales. Sa motivation d’atteindre le prochain hameau, Rankin Inlet, est beaucoup trop forte. « On m’a parlé de cabanes sur la route, ça peut être une option », m‘a-t-il gentiment répondu . Pourtant, « cerise sur le gâteau », le vent va virer pendant la nuit, il sera alors obligé de changer sa tente de position sinon elle risque de se briser sous le poids de la neige.

Photos d’Arnaud prises lors de son arrivée à Chesterfield Inlet il y a deux jours.

Un petit pouce levé pour lui donner du courage ? .

Bonne soirée.

Michael – Info Météo

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ARNAUD, L’HOMME AU PROJET COMPLÈTEMENT GIVRE. (publié le 29 mars 2018) 
❄️🌬

Bonsoir ,

Vous aurez probablement remarqué que je suis nettement mois actif sur la page depuis quelque temps. Pas que je vous oublie, loin de là… Mais je dois actuellement jongler entre des prévisions en Asie, de temps en temps des points en Belgique et des mises-à-jour continues dans le Grand Nord canadien. Pour fournir un travail de qualité, je ne peux malheureusement pas m’éparpiller davantage.

En effet, j’avais accepté fin décembre de donner bénévolement un support météo à Arnaud pour un projet très ambitieux mais ô combien intéressant. En bref, son but étant de traverser les Amériques d’une extrémité (Kugaaruk-Canada) à l’autre (Ushuaïa-Argentine) sans moyen motorisé. En résumé, ce sont 16 pays, 30 000km environ tout en pratiquant 6 sports différents, pour une durée estimée de 2 ans et demi. Au final, cela lui permettra de comprendre comment les gens, dans cette partie du monde, vivent la transition écologique devant laquelle nous devons faire face. Chacun peut, selon lui,  » apporter sa petite pierre à l’édifice » avec un minimum de bonne volonté.

Fin janvier, Arnaud s’est donc lancé dans cette fabuleuse mais périlleuse aventure digne de Mike Horn. Depuis, il a parcouru plus de 600kms principalement à ski et en snowkite. La météo jouant alors un rôle primordial sur son avancée, le snowkite dépendant directement de la vitesse et de la force du vent. Après être descendu jusqu’à -40°C, cela lui a d’ailleurs causé une fameuse engelure à un orteil, Arnaud fait face aujourd’hui à un véritable blizzard en baie d’Hudson. Des vents à plus de 70km/h et des chutes de neige rendent la progression impossible.
Selon mes prévisions, ces conditions perdureront encore probablement demain, ensuite une lente amélioration se fera ressentir. Lui permettant d’atteindre Chesterfield Inlet, prochain village à moins de 50km de sa position, sans doute avant le week-end. En dehors des ours blancs qui ont déjà attaqué sa tente il y a quelques jours, les conditions météorologiques impactent ainsi directement son avancée mais aussi son moral.

N’hésitez pas à mettre un petit commentaire d’encouragement pour Arnaud, il les verra dans quelques jours au prochain village. Vous pouvez aussi suivre sa progression presque pas à pas sur ce lien:https://livexplorer.com/themannekentrip/
Il a également une page facebook où vous pourrez en apprendre plus sur lui: « The Manneken Trip ».

Image d’illustration: Photo prise par Arnaud le 15 janvier, veille de son départ. Imaginez vous, juste quelques secondes à sa place, en vous lançant seul(e) dans cette immensité blanche pour plusieurs mois. Tel était le paysage… lors de ces premiers kilomètres.

Bonne fin de journée, et à bientôt pour plus de news sur la météo belge cette fois, c’est promis .

Michael – Info Météo

Handiflight, une belle aventure internationale


Source de l’ensemble du contenu,
la page officielle Handiflight: https://www.facebook.com/handiflight/
le site internet Handiflight: https://handiflight.com/fr/accueil/

Décollage le 18 novembre vers 15h depuis l’aéroport de Genève pour une aventure humaine hors du commun pendant 10 mois environ. 

C’est l’histoire, un peu folle, de 15 pilotes handicapés (plus de 10 nationalités) réalisant un tour du monde sur 6 continents, 40 pays, 80’000 km, dont plus de la moitié seuls à bord, 150 étapes pour rencontrer, partager, inspirer et promouvoir par l’exemple l’inclusion des personnes en situation de handicap dans le monde.

Voici leur itinéraire: 

Outre l’exploit humain voici leurs principaux objectifs: 

  • Venir en aide aux plus vulnérables parmi les plus défavorisés;
  • Combattre les préjugés et l’exclusion et contribuer à faire évoluer, chez chacun, la perception du handicap;
  • Réaliser ses rêves, relever de nouveaux défis, explorer de nouvelles voies, découvrir de nouveaux horizons en volant dans les régions les plus insolites et exigeantes de notre planète;
  • Développer le réseau mondial des pilotes handicapés, par les rencontres et le partage d’expérience, en collaboration avec la FAI.

Ils voleront sur des ecolights, équipés de malonnier afin de pouvoir être pilotés sans l’usage des jambes ainsi que de réservoirs supplémentaires dans les ailes et pour les étapes les plus longues dans le cockpit.

Ils seront soutenus, entre autres, par d’anciens membres et/ou pilotes de « Solar Impulse » dont Brian Jones, Bertrand Piccard, André Borshberg et surtout Daniel Ramseier qui chapeaute l’organisation. 
Sans oublier,  bien entendu, Luc Trullemans et Wim De Troyer, nos deux météorologues nationaux qui se chargeront des prévisions et du suivi de l’épopée plus particulièrement pendant la traversée du Pacifique. 

Au vu de l’importance de l’événement, des objectifs cruciaux de l’initiative et des magnifiques paysages que vont traverser ces « aventuriers des temps modernes », nous mettrons à jour leur progression via les partages par les personnes concernées et les publications sur le site internent « Handiflight ». 

Que le vent soit avec eux… 

Mic. 

REMISE EN CONTEXTE CLIMATOLOGIQUE

Les températures ont ainsi affiché entre 15 et 21°C comme maximas aujourd’hui, mais est-ce réellement un record ?! 
On entend un peu partout parler de records journaliers de température mais est-ce significatif ?! 

Effectivement, il n’ a jamais fait aussi doux un 6 novembre depuis le début des relevés uniformisés de l’IRM. Mais qu’en est-il des 7,8,9… novembre alors ? C’est bien ça le problème. Permettez-moi, dès lors, de rependre la réaction de Luc Trullemans par rapport au record journalier d’aujourd’hui : 

« Novembre 2018: pas de record de chaleur battu ce mardi 6/11/18 à Uccle (IRM)

Température maximale relevée ce mardi 6/11/18 à Uccle, la station de référence de l’IRM : 19,2°

Comme souvent, vous lirez dans la presse que c’est un record JOURNALIER pour un 6 novembre, ce qui n’a aucune valeur scientifique !

Le vrai record à battre pour le mois de novembre était  » 20.3°  » , maximum qui fut relevé le 12 novembre 1995!

Ce fut néanmoins le cinquième jour le plus chaud pour le mois de novembre, ex-aequo avec  » 19.2°  » le 7/11/1955 (5)

La quatrième place revient au 3/11/1994 avec 19.3° (4)

Le podium est toujours détenu par :

le 1/11/2014 avec 20.0° (3), le 4/11/1994 avec 20.2° (2) et bien sur le 12/11/1994 avec 20.3° (1) ». 

Par cette publication et via les sources de l’IRM nous pouvons en conclure que, si les conditions sont favorables, il est donc possible d’atteindre 20°C à Uccle au moins jusqu’au 12 novembre. Il n’y a donc pas matière à annoncer un record pour aujourd’hui, même si nous avons vécu une journée remarquable de douceur.

En effet, si on prend environ 120 ans de mesure météo en compte pour Uccle (au XIX ième siècle, les mesures étaient peu précises), on reste avec 365 jours par an. C’est-à-dire 365 chances de battre un record établi pour 120 occurrences. Lors de flux méridionaux (nord ou sud) très présent, on peut dire qu’il est quasi normal d’établir de nouveaux records pendant l’année. Pour simplifier, c’est comme si nous jouions à la roulette avec 120 chiffres. Imaginons que je lance 365 fois la roue et que je vous fasse l’annonce d’un record si j’atteins un chiffre égal ou supérieur à 115 par exemple. Ca n’a pas vraiment de sens. En dehors du hasard, c’est plus ou moins le même principe pour les records journaliers. Il serait par contre judicieux de constater si le nombre de records journaliers augmente au fur-et-à-mesure des années. 

Dans cette optique, j’ai pris l’ensemble de l’année 2018 en compte. Et là, on peut dire que nous vivons une année assez exceptionnelle entre chaleur et sécheresse. Mais là encore, il y a des années pour rivaliser, notamment 1921 et 1976. Vous pouvez d’ailleurs constater sur ce graphique que jusque 2011, il n’y a pas vraiment de tendance à la sécheresse pour notre pays. Cette remarque ne change pas suivant la récente sécheresse, il y a quelques années on parlait même d’une Belgique soumise à des quantités de précipitations grandissantes, comme quoi…  
                                  Source: Aquawal.be

En climatologie, certains scientifiques ont d’ailleurs démontré qu’il existe des cycles. Par exemple dans le cas d’étés hors normes, on évoque les cycles de Mironovitch qui s’étale sur une période de 55 ans environ et de Brezwoski qui se produit entre 21 et 23 ans environ. A l’échelle de l’Europe, 1921, 1946 et 1976, 2003 et maintenant 2018 correspondent plus ou moins à ceux-ci.
Il n’y pas de doute sur le réchauffement graduel, depuis quelques années, de la température au-dessus de notre pays (voir graphique ci-dessous) et dans le monde pour des causes multiples. Néanmoins, il ne faut pas y voir des causes et des effets partout. Enfin, en climatologie, en prenant des références différentes, il y a quasi moyen d’annoncer des records toutes les semaines, surtout avec des stations météorologiques récentes. A vous alors de replacer les chiffres dans leur contexte. 
Source: climat.be

Bonne soirée. 

Mic.