NEIGE INDUSTRIELLE ET POLUTION EN SITUATION D’INVERSION

Bonjour tout le monde,

Pour parler de ce sujet intéressant, je vais vous parler du cas du 26 janvier 2026. En effet, durant cette journée d’hiver, stabilisée grâce à une petite crête anticyclonique mobile établissant une inversion de température vers les 1000m d’altitude, de petites chutes de neige d’origine industrielle se sont produites très localement près des zones particulièrement polluées en région liégeoise.

En effet, lorsqu’une inversion de température est présente (la température augmente avec l’altitude suite à l’influence anticyclonique), les polluants ont tendance à s’accumuler dans les basses couches, juste sous cette inversion qui agit comme un couvercle, il n’y a plus d’échange avec l’air situé au-dessus de celle-ci.

Dès lors, dans un air déjà particulièrement humide mais sur une tranche pas suffisamment épaisse que pour précipiter, les polluants, qui agissent tels des noyaux de condensation, vont favoriser la formation de très faibles précipitations qui vont être sous forme de flocons lorsque la température est sous le point de congélation. De plus, l’excès de vapeur d’eau produit notamment par les centrales nucléaires ou TGV peuvent amener exactement le même effet. Les causes sont donc souvent combinées pour produire de la neige industrielle.

Crédit image: Météo-Swiss

En voici les conséquences très localisés au niveau du Sart-Tilman en ce 26 janvier 2026. Merci à Pascal Missotten pour le cliché. Dans ce cas, ça reste un saupoudrage, mais selon la teneur en humidité de l’atmosphère, la durée du phénomène et la concentration en polluants dans l’air, plusieurs centimètres de neige peuvent se poser de manière très localisée lorsque la situation s’y prête.

Ainsi, pour retrouver la provenance de ces polluants et/ou de l’excès de vapeur d’eau, il suffit de remonter le flux qui nous envoie aujourd’hui vers Flémalle et Seraing/Jemeppe-sur-Meuse qui sont des endroits particulièrement industrialisés mais aussi densément peuplés.

D’ailleurs, voici la carte de qualité de l’air aujourd’hui 16h provenant du site aqicn.org se basant sur le réseau Irceline, en région liégeoise.

L’indice de qualité de l’air IQA y atteignaient des valeurs comprises entre 120 et 160 sur le sud du bassin industriel liégeoise soit des conditions malsaines pour les groupes sensibles ou même carrément mauvais pour la santé.

Ce qui est risqué

  • L’air associé à ces épisodes contient beaucoup de particules fines (PM), issues du trafic, du chauffage et des usines, qui augmentent les risques de problèmes respiratoires, cardio‑vasculaires et de certains cancers.
  • Ces particules peuvent aussi transporter des substances toxiques (métaux lourds, oxydes de soufre, composés organiques) qui se déposent sur les sols, la végétation et parfois l’eau lors de la fonte.

La neige elle‑même

  • Les spécialistes recommandent de ne pas manger cette neige, surtout pour les enfants, car elle contient des polluants atmosphériques même si les quantités dans la couche au sol restent généralement faibles.
  • Jouer dedans ponctuellement ne va pas, à elle seule, provoquer une intoxication, mais il vaut mieux limiter le contact prolongé (ne pas la mettre à la bouche, se laver les mains ensuite, éviter pour les tout‑petits).

Qui doit faire attention

  • Personnes asthmatiques, atteintes de BPCO, de maladies cardiaques, personnes âgées, femmes enceintes et jeunes enfants sont les plus sensibles aux épisodes de pollution hivernale qui accompagnent souvent cette neige.
  • Pour ces publics, il est conseillé de limiter les efforts dehors, bien aérer aux bons moments (hors pics de pollution) et suivre les éventuelles recommandations des autorités locales de qualité de l’air

    A noter que la qualité de l’air peut se voir encore plus mauvaise même lorsqu’il ne tombe pas de neige industrielle. Au-delà de l’humidité de l’air, la durée de la situation stable et calme est prépondérante. En effet, plus elle est prolongée, plus les polluants auront tendance à s’accumuler dans les basses couches.

    Enfin, pour terminer ce billet, permettez-moi d’évoquer la situation du début décembre 1930 qui avait valu le décès d’environ 65 personnes. En 5 jours seulement, du 1ier au 5 décembre 1930, ces celles-ci sont directement décédées de la pollution. C’est une des premières fois au niveau mondiale que l’on pouvait faire directement le lien entre pollution et risque mortel.

    En effet, à l’époque, l’industrie lourde wallonne est dans le top mondial et notamment en ce qui concerne la production de Zinc qui sera fortement incriminée lors de cette catastrophe.  Il faut savoir qu’à fin des années 1920, avec 209 300 tonnes par an, la production belge de zinc représente 15 % de la production mondiale et 1/3 de la production européenne, faisant de la Belgique la deuxième productrice mondiale de zinc, derrière les États-Unis. La grande majorité de cette production s’effectue précisément au sein des huit usines présentes dans cette portion de la vallée : dès 1901, la production de la vallée représentait 75 % de la production totale du pays. Les opérations industrielles participant de la transformation du minerai sont voraces en charbon : la production d’une tonne de zinc en requiert quatre à cinq tonnes, provoquant donc une quantité importante d’émanations. S’ajoutent les dégagements importants résultant de certaines opérations spécifiques de grillage et de réduction qui, selon le minerai utilisé, libèrent de fortes quantités d’un gaz très polluant : l’anhydride sulfureux. Les dégâts engendrés par ces productions furent l’objet de nombreuses plaintes et contestations de la part des riverains. Aux alentours de ces usines, la culture y est très difficile, si ce n’est impossible. Les arbres, en leur voisinage, sont malingres et chétifs, une odeur âcre caractérise les lieux.

Malheureusement, entre le 1ier et le 5 décembre 1930, il n’y a pas de vent, une forte inversion de température et des conditions anticycloniques prévalent au-dessus de la Wallonie. De plus, la Meuse relâche suffisamment d’humidité que pour créer un brouillard épais persistant. Des conditions idéales que pour permettre une accumulation rapide et très importante de polluants dangereux pour la santé. Il n’y avait aucune norme d’émission de polluants à l’époque.

D’ailleurs, lors de l’enquête après la catastrophe, les chimistes ont récolté les informations sur la consommation en matières premières et la production de ces industries en basse Meuse. Ils ont réalisé des calculs visant à caractériser, à mesurer et à évaluer la nature des gaz, poussières et fumées industrielles diverses qui se sont répandues dans la région durant la période de brouillard. Ils ont ainsi établi que plus de 20 000 tonnes d’anhydride carbonique, 290 tonnes d’oxyde de carbone, 50 000 tonnes d’azote de combustion et 70 tonnes d’anhydride sulfureux ont été déversées chaque jour dans l’atmosphère de la vallée. Près de trente substances différentes sont aussi répertoriées, lesquelles, supposaient-ils, ont certainement fait l’objet de réactions et de transformations diverses au sein du brouillard.

Une catastrophe qui nous amène à prendre conscience de l’amélioration de la qualité de l’air depuis un siècle en basse Meuse, de manière générale, grâce à des normes beaucoup plus restrictives des industries fortement polluantes. Cependant, cela s’est fait aussi au dépend de la fermeture de nombreuses usines et entreprises.
La vallée de la basse Meuse étant particulièrement sujette à accumuler les polluants par sa configuration, il s’agira d’être attentif aux différents projets fortement polluants qui concerneront ce bassin à l’avenir.

D’ailleurs, au XXe siècle, contrairement à ce que laissait présager l’exceptionnalité déclarée du brouillard de la Meuse par les experts, trois épisodes majeurs de brouillard provoquèrent la mort subite de plusieurs dizaines à plusieurs milliers de personnes. Le brouillard mortel de la vallée de la Meuse inaugure cette série de catastrophes. Le smog mortel de Donora en Pennsylvanie et le smog de Londres de 1952 lui succèdent peu de temps après.

Source: Livre Brouillards toxiques: Vallée de la Meuse, 1930, contre-enquête par Alexis Zimmer

🌌 Aurores boréales exceptionnelles observées en Belgique le 19 janvier

Une activité solaire particulièrement intense a offert un spectacle rare dans nos régions la nuit dernière vers 22-23h. Une éruption solaire majeure de classe X1, survenue à la surface du Soleil, a provoqué une éjection de masse coronale (CME) extrêmement rapide en direction de la Terre. Contrairement aux prévisions initiales, cette CME a atteint notre planète en seulement environ 25 heures, avec une vitesse proche de 1100 km/s. C’est extrêmement rapide et elle a loupé de peu de rentrer dans le club très fermé des FTE (Fast Transit Event).

Cette éruption solaire de classe X a débuté le 18 janvier à 17 h 27 UTC, a atteint son maximum à 18 h 09 UTC (X1.9), puis s’est terminée à 18 h 51 UTC.
La cause principale de l’éruption a été l’instabilité croissante des filaments environnants.

Les filaments solaires sont des nuages de particules chargées (« plasma ») situés au-dessus de la surface du Soleil, maintenus entre des régions magnétiques de polarité opposée. Étant plus froids et plus denses que le plasma situé en dessous et autour d’eux, ils apparaissent sous forme de lignes sombres lorsqu’ils sont observés sur le disque solaire.

À l’arrivée de la CME, les instruments spatiaux ont mesuré un champ magnétique interplanétaire très perturbé, avec une composante sud (Bz) fortement négative, condition idéale pour un transfert d’énergie vers la magnétosphère terrestre. Cela a déclenché une tempête géomagnétique sévère (G4), avec des indices KP exceptionnellement élevés de 21h à minuit atteignant jusqu’à 9- pour la NOAA et 9 à Dourbes.
De plus, la puissante éjection de masse coronale (CME) a fait grimper le flux de protons de 10 MeV à un niveau stupéfiant de 37 000 pfu à 19 h 15 UTC. Il faut remonter aux 23–24 mars 1991 (il y a 35 ans…) pour trouver un événement protonique encore plus intense. Heureusement, les radiations associées en altitude furent relativement faible.

Il faut savoir que les maximum solaire suivent des cycles d’environ 11 ans et il n’est pas acquis que le prochain soit aussi intense. Autrement dit, des aurores boréales aussi visibles dans notre ciel, en soirée, alors que le ciel est partiellement dégagé et que nous bénéficions de la nouvelle lune revêtent un caractère encore plus exceptionnel.


Conséquence directe :
Des aurores polaires spectaculaires ont été observées bien au-delà des zones habituelles, y compris en Belgique. Les observateurs ont pu admirer :

  • des aurores vertes intenses,
  • des structures dynamiques et mouvantes

La photo ci-dessus ayant été prise par Olivier Mck lors de sa descente vers Zaventem, on distingue clairement les interactions entre les particules chargées du vent solaire et l’oxygène de notre atmosphère terrestre à plus de 100km d’altitude, nous offrant les couleurs rougeâtres et vertes.

Enfin, la tempête géomagnétique a engendré des perturbations des communications radio HF ainsi que des erreurs GPS temporaires. Dans ce genre de situation, il y aussi une augmentation du risque pour les satellites et, dans certains cas, des courants induits dans les réseaux électriques. Sans qu’il n’y ait d’incident majeur à signaler à ce stade pour cet événement.

La photo d’illustration de l’article a été prise le 19 janvier en fin de soirée par Maxx Bgnt Photography à Villers-le-Bouillet.

SUIVI TEMPETE GORETTI 09-10 JAN

Actuellement pas de changement par rapport à la prévision que vous pouvez retrouver ici —–> AVIS DE NEIGE/VERGLAS POUR DEMAIN 08H JUSQUE SAMEDI 16H – Infometeo
Pour connaitre votre altitude approximative c’est ici ——-> Carte topographique Belgique, altitude, relief (mettre sa localité et sa rue dans la barre de recherche
Pour les webcams en live sur le réseau autoroutier wallon ———> Trafiroutes
Pour les réseau de températures et de données météo de notre réseau du BMCB —>Meteo-BE.net | BMCB.info


POINT A 18 H 00

UN PAQUET DE NEIGE AU-DELA DE 600M, LA CIRCULATION SE COMPLIQUE AU-DESSUS DE 350M.

Salut tout le monde,

La neige s’accumule progressivement jusqu’à 300m d’altitude en moyenne, selon l’intensité des précipitations, ce qui est la limite prévue à cette heure-ci. Ainsi, en Ardenne la circulation devient vraiment compliquée dans certains secteurs, comme vous pouvez le constater, cest le cas du côté de Manhay. Malheureusement, les conditions de route vont continuer à s’y dégrader…

La cause des files sur l’E25

Hauteur de Manhay sens Bastogne -> Liege



Et à Ovifat, à 600m, on y observe déjà près de 30cm, merci à Charlotte Meunier pour la photo.

De manière générale, la prévision suit son cours, inutile donc de venir m’agresser parce qu’il pleut à Liège, Gastuche ou Ath… ce n’était pas prévu que la neige pose problème à cette heure-ci sous 300m et je ne suis en rien responsable des annonces apocalyptiques, des décisions prises au sein des communes ou des provinces et encore moins du fait que certains sont toujours incapables de lire une prévision et de connaître leur altitude approximative. Je suis peut-être dure et direct mais ce sont généralement ceux qui prennent le moins de temps pour se renseigner, qui se permettent de critiquer à tord et à travers.

Soyez en tout cas prudent dans les zones concernées car la limite d’accumulation va descendre jusqu’à 200-250m à 20h et en seconde partie de nuit le verglas va se généraliser par le nord-est….

Sinon oui c’est l’hiver, tout le monde est au courant mais certains apprécient être informés de l’évolution de la situation pour diverses raisons…

POINT A 15H La limite d’accumulation descend progressivement vers les 350m dans certains secteurs, les usagers de la route sont amenés à éviter la Haute-Ardenne si pas équipe de manière adéquate.

Situation sur E42

Situation sur E25

A d’ici 17h, la limite d’accumulation descendra progressivement vers 250m d’altitude, 200m vers 20-21h puis il faudra attendre la deuxième partie de nuit sous 150m alors que les précipitations commenceront à faiblir. Cependant, le risque de gel s’étendra alors progressivement à une bonne moitié ouest du pays.

POINT A 11h25
Les rafales commencent à présent diminuer et très progressivement, elles ont atteint un maximum de 91km/h à Chièvres. Sinon pour le reste du pays on était plutôt situé entre 70 et 90km/h pour les rafales les plus fortes.

Voici les conditions de circulation actuellement (11h15) du côté de la Baraque de Fraiture (E25), merci à Antonin Marissal pour cette photo et pour le boulot.


On constate que les conditions se détériorent rapidement sur nos sommets. D’ailleurs les températures deviennent négatives à la Baraque de Fraiture et sur les sommets de l’Eifel et des Hautes-Fagnes.


A présent, il s’agira d’éviter ces zones jusque demain après-midi sans équipement adéquat.
Progressivement, la limite d’accumulation va localement descendre jusqu’à 500m (secteurs Francorchamps, Barrière de Champlon, Saint-Hubert etc) d’ici la fin de matinée, 300-350m d’ici la fin d’après-midi et jusqu’en plaine la nuit prochaine.


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POINT A 09H

Rafale max sur le pays lors du passage de Goretti : max 91km/h à Chièvres.
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POINT A 8H (09 jan)

LE PAROXYSME DES RAFALES VENTEUSES D’ICI 11H. 💨

J’espère que vous allez bien. En tout cas le vent s’est nettement en cette fin de nuit. En effet, la dépression de tempête Goretti passera par notre pays mais fort heureusement elle se comble (la pression remonte).

Ainsi, les rafales maximales ne seront pas aussi fortes que chez nos voisins. Actuellement, dans le réseau militaire, à la frontière française c’est Casteau et Chièvres qui ont enregistré les rafales les plus fortes avec respectivement 85km/h et 79km/h.

Ailleurs on est encore souvent sous les 70km/h.

Ce matin, les rafales les plus fortes atteindront souvent entre 70 et 95km/h le long de la frontière française et plutôt de 65 à 85km/h dans le centre du pays. Enfin, le long de nos frontières orientales on sera plutôt entre 60 et 75km/h. Cet après-midi on tournera vers les 40 et 65km/h, ce qui sera suffisant pour entrainer un risque de formation de congères sur les crêtes ardennaises (>550m).

Côté neige pas grand chose à signaler pour le moment (et tant mieux car c’était prévu). Cependant, de la neige fondante puis de la neige ferme referont leur apparition ce mation essentiellement au-dessus de 550 à 600m.



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POINT A 23H (8 jan)

C’est sur cette superbe image satellite de Goretti, qui produit actuellement des rafales jusqu’à 140-160km/h de manière générale en Manche, que je vous souhaite bonne nuit et vous donne rendez-vous demain pour le suivi. Chez nos voisins français, la rafale maximale a été enregistré à Barfleur-Gatteville, avec 213 km/h recensés. L’une des plus violentes tempêtes qu’a connu la Normandie…


Tempête Goretti du 9 au 10 janvier

GORTETTI VA VENIR JOUER LES TROUBLES-FETES.

Situation
Salut tout le monde,

Voici un superbe cliché d’Alexis Papanayotou lors de son passage au Mont-Rigi ce 8 janvier après-midi, dans le paradis blanc, l’épaisseur acuelle de neige est d’environ 19cm sur les sommets des Hautes-Fagnes.

Cette nuit et demain en début de matinée, la couche va fondre entre 10 et 15cm puis on repartira pour de 20 à 25cm supplémentaires entre ce vendredi matin et samedi après-midi.
Ainsi, samedi après-midi on pourrait relever entre 35 et 40cm sur nos plus hauts sommets de la province de Liège >650m.


En effet, comme vous le voyez sur l’image satellite de 14h35, la dépression Goretti se creuse rapidement jusqu’à parvenir au stade de tempête sur le nord de la France.

A l’avant, elle amène un air océanique relativement doux qui engendrera une fonte partielle ou totale du manteau neigeux durant la nuit prochaine selon l’altitude. Cependant, à l’arrière, dès la matinée, les précipitations reviendront rapidement à la neige sur les hauteurs ardennaises et la limite pluie-neige ne fera que baisser car l’afflux d’air polaire sera de plus en plus prononcé à l’arrière. Notamment la nuit suivante et samedi, les précipitations neigeuses s’affaiblissant pourront alors accrocher même en plaine sur une bonne moitié est du territoire.

La prévision

La prévision détaillée:

En soirée et nuit prochaine, nous aurons le passage d’un front chaud actif qui donnera d’abord un peu de neige au-dessus de 550m-600m jusque 21-22h (max 3-4cm). Mais c’est clairement la pluie qui prendra le dessus partout, elle sera par moment copieuse et le flux de sud-ouest s’enhardira pour souffler potentiellement jusqu’à 60-90km/h en fin de nuit. Il fera vers 4h du matin, entre 3 et 8°C.

En tout fin de nuit, nous passerons déjà progressivement à l’arrière de la dépression, sur le retour d’occlusion qui nous concernera jusqu’en début d’après-midi samedi. Ainsi, les précipitations seront régulières, parfois assez fortes et la limite pluie neige descendra progressivement. Avant 14h, il s’agira seulement de pluie voire progressivement de la neige fondante sous 350m. Ca va d’abord ainsi blanchir au-dessus de 600m dès le début de matinée puis progressivement ponctuellement jusqu’à 350m en début d’après-midi avec déjà de 2 à 7cm selon l’altitude et formation de congères sur les plus hauts sommets exposés au vent.

Dès 14-15h, le vent va commencer à faiblir mais la situation risque de se dégrader davantage sur l’ensemble de l’Ardenne avec accumulation de façon généralisée au-dessus de 400m et ponctuellement jusqu’à 250m d’altitude. Les températures négatives seront négatives au-dessus de 500m. Cette situation sera plus ou moins figée jusqu’en milieu de soirée avec baisse très lente et progressive de l’altitude d’accumulation ainsi que du vent qui reviendra à des valeurs modérées, souvent comprises entre 30 et 50km/h.

Vers 23h- minuit, la situation va brusquement se dégrader jusqu’en plaine par le nord-est et l’arrivée d’un air nettement plus froid qui fera tomber le pays sous le point de gel en deuxième partie de nuit. Le verglas se généralisera et de plus en plus fréquemment la neige accrochera jusqu’en plaine par le nord-est. Heureusement, les chutes de neige, toujours régulières, faibliront progressivement.

Samedi, dans la journée, sous un ciel bouché, ces chutes de neige s’espaceront enfin et continueront à faiblir jusqu’en début d’après-midi, elles se limiteront alors pour quelques heures aux hauteurs ardennaises, sans cumul significatif. Ainsi, selon l’intensité des précipitations et l’altitude, 10 à 30 centimètres de neige fraîche sont attendus durant l’épisode au-delà de 300m, plutôt 10cm vers 300m mais cela augmente jusqu’à 30cm au-dessus de 650m. On pourra même relevé de 30 à 40 centimètres de couche totale au-dessus de 600 mètres, sur le plateau Fagnard et les sommets de l’Eifel.
En fond de vallées et en plaine (<150m), de 1 à 5cm pourront se poser tandis qu’entre 150 et 300m, on tournera plutôt entre 5 et 10cm samedi après-midi.

La nuit suivante le calme reviendra partout mais le ciel se dégagera partiellement par le nord-est et il gèlera partout avec des minima compris entre -12 et -3°C de façon répandue mais ponctuellement jusqu’à -15/-20°C selon la taille des embellies dans les vallées enneigées du sud du pays. Gare aux plaques de glace et de verglas !

Dimanche sera sec et potentiellement assez lumineux, notamment sur l’est. Avant un redoux durable qui semble se confirmé pour la semaine prochaine (max 2 à 8°C en moyenne) mais les perturbations resteront assez faibles dans l’ensemble. Cette transition se fera par le passage d’une perturbation de redoux lundi, nous amenant probablement un peu de neige mais aussi et surtout un épisode de pluie verglaçante.

Passez une excellente fin de soirée, tout en gardant un œil attentif sur l’évolution de notre atmosphère et en partageant ces informations météorologiques autour de vous.