Prévisions à trois jours – 19/05

Bonsoir!

La journée de ce dimanche commencera comme celle d’aujourd’hui, avec beaucoup de grisaille sur et au nord du sillon Sambre-et-Meuse. Au sud, le soleil brillera déjà en raison de la présence d’un air un peu plus sec. Assez rapidement toutefois, la grisaille se dissipera, laissant sa place au soleil sur toutes les régions au plus tard pour midi. Dans l’après-midi, quelques nuages se développeront, et de manière plus prononcée sur la moitié est de la Belgique en fin d’après-midi où l’on connaitra une augmentation du risque d’averses et d’un coup de tonnerre. Les averses se dissiperont avec la tombée de la nuit. Les maximales seront comprises entre 19 et 23°C dans l’intérieur des terres, autour de 17-18°C sur la côte.

Modèle Arome montrant la grisaille pour ce dimanche matin (source: Meteociel).
Modèle Arome montrant le risque d’ondées pour demain en fin d’après-midi (source: Meteociel).

 

Lundi sera plus nuageux. La nébulosité sera généralement bien présente, laissant une place mesurée aux éclaircies. Le risque d’averses sera déjà présent en matinée, mais c’est surtout l’après-midi que nous assisterons à un développement de ces averses qui pourront être orageuses, essentiellement sur le centre et l’est. Maximales de 19 à 24°C.

Mardi, l’évolution sera similaire, mais cette fois les orages pourront concerner également l’ouest. Maximales de 20 à 24°C.

Bonne soirée!

Prévisions à 3 jours – 16/05/2018

Bonsoir, 

Demain matin toutes les régions pourront être concernées par des nuages bas qui se dissiperont partout en milieu de matinée. Pour ce qui est de la suite de ce jeudi, il sera totalement ensoleillé avec l’un ou l’autre voile au milieu d’un océan de bleu. A noter tout de même comme bien souvent ces derniers temps un peu de grisaille à la côte. Les températures grimperont entre 12 et 14°c à la côte et entre 15 et 18°c ailleurs (de saison). Le temps sera parfaitement sec et le vent, toujours de secteur nord, un peu plus calme que ce mercredi.

Vendredi, A nouveau pas mal de nuages bas en matinée et ceux-ci se dissiperont en fin de matinée seulement dans les régions de l’est du pays. Dans le courant de l’après-midi le temps sera entièrement sec et le soleil bien présent malgré quelques passages nuageux un peu plus denses que la veille mais sans conséquence, il s’agira plutôt de cumulus de beau temps. Les températures grimperont de nouveau assez peu à l’ouest entre 11 et 14°c seulement avec ce vent de nord qui refroidit la masse d’air en passant au dessus des eaux fraîches de la mer du nord avant d’arriver en Belgique. Ailleurs comptez sur des températures normales pour la saison avec de 14 à 18°c. *

Samedi, A nouveau beaucoup de nuages bas en matinée et un temps parfaitement sec. Ceux-ci pourraient ne pas se dissiper de presque toute la journée un peu à l’image de ce lundi pour ceux d’entre vous qui s’en rappellent. Par conséquent là où la grisaille persistera, c’est à dire sur les deux tiers nord et ouest du pays et donc centre inclus, les températures avoisineront les 15°c mais celles-ci grimperont jusqu’à 18°c dans le nord-est et ailleurs là où les nuages bas ne résistent pas au soleil de mai qui sait correctement assécher les masses d’air. 

Bonne fin de soirée à vous,

Antoine.

Léger risque orageux cet après-midi + météo de jeudi et vendredi

Bonjour à tous 🙂 Le ciel s’est bien dégagé sur l’est de notre pays, tandis que plus à l’ouest, on observe encore pas mal de grisaille. Durant les prochaines heures, les éclaircies se montreront progressivement sur la plupart des régions, mais toujours avec l’un ou l’autre passage nuageux possible. Des averses orageuses gagneront progressivement la Belgique depuis les Pays-Bas, et glisseront en direction de la France en seconde partie d’après-midi et en début de soirée. L’intensité restera faible et ces cellules orageuses seront assez dispersées et locales. Le risque de phénomènes violents est donc marginal. Ci-dessous, une carte tirée du modèle Arome en tant qu’illustration.

La nuit prochaine, nous assisterons à la reformation de la grisaille (et de brouillards) en de nombreux endroits, si bien que ce ciel gris sera présent sur bon nombre de régions au lever du jour demain. Progressivement, le bleu fera son retour, bien que quelques nuages d’altitude défileront sur l’ouest de notre pays. Les températures maximales seront comprises entre 14 et 19°C, en baisse par rapport à aujourd’hui.

Vendredi, temps nébuleux en matinée sur la plupart des régions, sauf près de la côte et sur la Lorraine belge où le soleil se montrera plus généreusement. L’après-midi, la grisaille aura des difficultés à se dissiper sur le centre du pays. Les maximales seront comprises entre 16 et 20°C.

Bonne journée!

Hubert

 

Prévisions à trois jours – 14/05

Bonsoir à tous, 

Voici les prévisions pour ces 3 prochains jours. 

Ce soir et cette nuit : Des orages faibles à modérés seront actifs dans la partie Est et sud de notre pays. Rien de bien méchant, mais méfiance toujours pour l’une ou l’autre cellule plus active. 

Demain : Au réveil, des nuages bas seront présents sur l’ensemble du pays à l’exception du Nord-Est et de l’extrême sud.  Durant la matinée, les nuages bas se dissiperont assez vite et laisseront place à un soleil généreux pour l’ensemble de nos régions. A la mer du nord, les nuages se dissiperont plus difficilement. Il fera assez frais, pour cause, une brise de mer. Durant l’après-midi, alternance d’éclaircies ( assez larges ) et de quelques passages nuageux. Le vent sera faible et se renforcera légèrement en après-midi pour devenir modéré de secteur ENE.

Tmin : 8 à 13°C //  Tmax: 14 à 24°C //  PPL : 0L/m²

 

Mercredi : Nous nous réveillerons sous un ciel qui sera partagé entre nuages et éclaircies. Sur l’est de notre pays, les nuages seront plus nombreux et pourront distiller l’une ou l’autre goutte. Durant l’après-midi, nous retrouverons des éclaircies ( parfois larges ) et des passages nuageux avec un risque de quelques averses sur l’ensemble du territoire. Le vent sera modéré de secteur NNE. On notera qu’à la côte, la température ne dépassera pas les 13°C, à cause du vent qui sera assez fort et jouera le rôle  » de briseur de mer ».

Tmin : 9 à 14°C // Tmax : 13 à 24°C // PPL : 0 à 2L/m²

 

Jeudi : L’anticyclone des Açores se placera sur les Iles Britannique ce qui influencera positivement notre temps. Nous retrouverons un franc soleil pour tous le monde dès l’aube avec quelques cirrus qui seront présent dans notre ciel, ce qui n’empêchera pas de faire briller le soleil. Nous perdrons quelques degrés, pour cause, le flux de nord qui nous amène de l’air plus frais. Le vent sera modéré de secteur NNE. 

Tmin: 8 à 12°C // Tmax: 13 à 18°C // PPL : 0L/m²

 

Bonne soirée, 

 

Gaëtan

 

Une situation particulière…

Bonjour à tous 🙂 Comme prévu, ce dimanche se déroule sous la grisaille, avec par moments de la pluie. Comme le montre la carte ci-dessous, nous sommes actuellement sous un front ondulant coincé sur nos régions. C’est en réalité le front froid dont je parlais hier et qui, arrivé de France, est stoppé net sur la Belgique en raison des hautes pressions plus à l’est.

Il n’y a donc pas de miracles, ça nous vaut une bonne couche de stratus (et de nimbostratus par endroits), soient des nuages bien épais, entretenus par l’air très humide qui stagne sur nos régions. Côté températures, elles sont bien en retrait par rapport à hier.

Jetons maintenant un coup d’oeil sur la position des fronts telle qu’attendue demain vers midi:

On voit que le front ondulant a pris la forme d’un front chaud, dont l’orientation des demi-cercles indique qu’il se dirige vers le sud-ouest. Or qui dit front chaud dit délimitation qui précède une invasion d’air chaud. En fait, les masses d’air plus chaudes sur l’Allemagne vont progressivement revenir vers nous, ce qui nous vaudra à nouveau des températures bien agréables pour demain, tout du moins sur le centre et l’est, et seulement en deuxième partie d’après-midi. Sur la Campine, on pourra carrément parler de températures estivales:

Par contre, sur l’ouest, ça restera frisquet, ce qui semble un peu paradoxal avec la position du front chaud dont je viens de parler. Pourtant, cela s’explique! Le vent soufflera assez fort de nord sur la mer du Nord demain, de telle sorte qu’il s’étendra loin dans l’intérieur des terres, donc sur l’ouest de notre pays. Or, à cette époque, la température de la mer est toujours bien basse, et en lien, la température de l’air qui passe au-dessus également. Dès lors, cette brise marine version XXL maintiendra de la fraîcheur sur l’ouest.

Côté ciel, ce sera assez décevant dans un premier temps: ciel bouché et impression de fraîcheur, avec encore des pluies en matinée au sud du sillon Sambre-et-Meuse. En effet, les masses d’air chaud et sec provenant de l’Allemagne mettront du temps à s’imposer, de telle sorte que le soleil n’apparaîtra par la Campine qu’en début d’après-midi, puis sur la moitié est en seconde partie d’après-midi (quelques lambeaux de nauges bas subsisteront ça et là). En Lorraine belge, en fin d’après-midi et en soirée, on pourra à nouveau entendre gronder le tonnerre localement…

Excellente journée!

Analyse du risque orageux de la nuit prochaine + prévisions à trois jours – 12/05

Bonjour à tous 🙂 Un certain risque orageux s’affirme pour la soirée de ce samedi et la nuit prochaine. Voici un petit billet pédagogique qui essaie de présenter au mieux les différents mécanismes atmosphériques à l’oeuvre.

Tout d’abord, une carte très générale de la situation actuelle. On note un front froid sur l’ouest de la France, précédé d’une ligne de convergence (trait gras en rouge). Pour rappel, une ligne de convergence est une région dans les basses couches de l’atmosphère où les vents se rencontrent. A ce niveau, les masses d’air sont forcées de s’élever, et peuvent mener à la création de convection ( =formation des nuages orageux).

Position des fronts, des dépressions et des anticyclones ce matin à 8h00 (source: KNMI)

Prenons la même carte pour la nuit prochaine, avec la position des fronts attendue vers 2h00 du matin. On voit que le front froid* a progressé sur le nord de la France, et que la ligne de convergence qui le précède est désormais en plein sur nous. On y voit même la formation d’une petite dépression de surface marquée par un L. Tout ceci renforce la convergence des vents; il s’agit d’un forçage de basse couche qui pousse les masses d’air à s’élever. Nous y reviendrons.

*A noter qu’étant entravé dans sa progression vers l’est, le front froid est dessiné comme un front chaud dans l’entre sens, mais ça ne change rien au raisonnement.

Position des fronts, des dépressions et des anticyclones vers 2h00 la nuit prochaine (source: KNMI).

Il est aussi utile de prendre une carte des géopotentiels à 500 hPa pour comprendre les grands flux en présence. Pour rappel, le géopotentiel est un paramètre qui donne l’altitude à laquelle on va trouver une pression donnée, ici 500 hPa. En effet, également pour rappel, la pression diminue avec l’altitude, vu qu’il y a moins d’air plus on monte. A notre niveau, la moyenne est de 1015 hPa (cette pression varie en fonction du passage des dépressions et des anticyclones), tandis que la pression de 500 hPa se trouve vers 5,5 km d’altitude. Mais là aussi, elle varie en fonction des dépressions et des anticyclones. Mais plutôt que de mesurer les changements de pression, on mesure plutôt l’altitude à laquelle se trouve cette pression de 500 hPa. Plus cette altitude est basse, et plus la masse est dépressionnaire. Plus l’altitude est haute, et plus la masse est anticyclonique.

Ayant ce rappel en tête, observons à présent la carte. Les hauts géopotentiels sont en couleurs chaudes, tandis que les bas sont en couleurs froides. On observe une incursion d’une masse verte vers la France, marquant ce qu’on appelle un talweg: il s’agit d’un coin ou d’un U de masse dépressionnaire qui s’enfonce dans des masses plus anticycloniques. A l’est, le maximum de géopotentiels sur l’Europe du nord-est y marque un solide anticyclone d’altitude. Or, entre les deux, le flux est au sud, et amène donc de l’air chaud et humide sur nos régions. Par contre, le talweg contient de l’air froid. On devine ici que le contact entre les deux va être source de conflit… Et ce contact est à proximité de nos régions.

Carte des géopotentiels à 500 hPa pour 2h00 la nuit prochaine (source: Meteociel).

Pour illustrer le caractère chaud et humide d’une masse d’air, on utilise la notion de theta, calculé à partir de la température réelle. Ici, on voit ces thetas à 850 hPa, soit environ 1500 mètres d’altitude. On voit qu’une masse d’air avec des valeurs de 42-44°C nous concerne, trahissant une masse d’air bien chaude et humide. Rappelons-ici qu’il ne s’agit en aucun cas de la température réelle mesurée avec un thermomètre! C’est une transformation mathématique théorique qui permet de bien individualiser les différentes masses d’air. Autre détail qui a son importance, on voit le contraste très net sur la France, qui marque en fait le front froid.

Carte des thetas E à 850 hPa pour la nuit prochaine (source: Meteociel).

Cependant, si vous vous rappelez du début de cet article (en clair, si je ne vous ai pas déjà perdu dans toutes ces notions), ce n’est pas vraiment le front froid qui nous intéresse, mais la convergence à son avant. Prenons la carte des vents à 10 mètres (soit les vents au sol) à la même heure pour constater un conflit très net en travers de notre pays! A l’avant de la ligne de convergence, les vents viennent de l’est, et à l’arrière, ils viennent de l’ouest, voire du nord-ouest. Cette ligne de convergence est hyper marquée en soirée, puis se déplace vers l’est dans la nuit en se relâchant quelque peu (elle est perturbée par le relief condruzien et ardennais), mais elle existe toujours à ce moment. Or, pour rappel, qui dit convergence dit masses d’air forcées à s’élever à son niveau…

Vent à 10 mètres en soirée (source: Meteociel).

Ajoutons ici une subtilité: en réalité, notre ligne de convergence aura à son avant de l’air toujours bien doux, et à l’arrière de l’air maritime plus frais. En ce sens, elle n’est plus une convergence pure (où les températures doivent être similaires de part et d’autre), mais plutôt quelque chose qui ressemble à une espèce de front froid. Ceci étant, cette différence de températures n’existe que dans les toutes basses couches de l’atmosphère. On l’a vu plus haut avec la carte des thetas, le front froid est encore bien loin en France à ce moment.

En fait, notre ligne de convergence prend plutôt le nom de pseudofront froid qui progresse en avant du vrai front froid. C’est une situation assez classique chez nous où les orages vont plutôt se développer sur ce pseudofront que sur le vrai front froid qui au contraire sera plutôt calme (il ne donnera que des pluies, agrémentées de l’un ou l’autre coup de tonnerre). Si on réalise une coupe, ça donnerait quelque chose comme ceci:

Coupe d’un front et d’un pseudofront, avec l’air doux en rosé et l’air froid en bleu (auteur: Info Meteo).

Et la carte en parallèle:

Position des fronts et pseudofronts au même moment que la coupe (source: Meteociel).

Enfin, ajoutons la présence de cisaillements des vents. Le cisaillement est la différence d’orientation des vents avec l’altitude. Plus cette différence est forte, et plus les orages peuvent être structurés par ces vents. Dans notre cas présent, nous aurons ainsi des vents d’est en surface (juste avant la ligne de convergence) et des vents de sud, puis de sud-ouest plus en altitude.

Venons-en aux orages en eux-mêmes. En journée, le risque est très faible (sauf sur l’extrême ouest de la Flandre où il ira croissant en fin d’apès-midi). En soirée, les conditions deviendront propices comme on l’a vu, et les premiers orages éclateront sur le nord de la France et l’ouest de la Belgique. Plus tard dans la nuit, ce seront les autres régions qui seront concernées.

Attention que ces orages ne seront pas généralisés. En effet, il manque quelques ingrédients en ce sens: en altitude, le Jet-stream est assez mesuré et n’apporte pas un gros appel d’air des basses couches depuis l’altitude. De même, si l’instabilité est présente, elle n’est pas forte non plus. Dès lors, nous nous attendons, en Belgique, à des orages qui garderaient un caractère local. En d’autres termes, certaines régions y échapperont ou ne verront que des éclairs dans le lointain. Concernant leur intensité, au regard de tous les paramètres, nous nous attendons à des orages en général modérés. Toutefois, sur le sud de la Wallonie et à proximité des frontières françaises, on ne peut exclure un orage ponctuellement et temporairement fort, avec chute de (petite) grêle et quelques fortes rafales de vent. Les conditions seront en effet un peu plus propices à la survenue de tels phénomènes sur ces régions. A l’inverse, sur l’est de la Flandre, le risque semble minime à l’heure actuelle.

Pour les jours suivants:

Dimanche, le front aura tendance à trainer sur l’est de nos régions, et nous serons dans une masse d’air forcément plus fraîche, avec un ciel chargé de de temps à autre une ondée locale. Les éclaircies seront fort rares et seul l’est de la Belgique devrait y avoir droit, mais de manière assez restreinte. Les maximales seront comprises entre 13 et 17°C, sauf près de l’Allemagne et des Pays-Bas où la proximité des masses d’air chaud favorisera des maximales d’une vingtaine de degrés.

Dans la nuit de dimanche à lundi, une inversion des flux aura tendance à faire revenir le front sur nos régions, celui-ci progressant vers la France. Des averses seront à nouveau au programme, et pourront être localement orageuses.

En matinée de lundi, on observera encore des averses (éventuellement orageuses) à proximité de la frontière française. Dans les heures suivantes, le ciel alternera entre éclaircies et passages nuageux assez importants par moment, avec à nouveau le risque de l’une ou l’autre ondée dans l’après-midi. Comme nous repasserons du côté chaud du front, les maximales seront comprises entre 19 et 24°C, sauf près de la mer où elles resteront plus fraîches.

Bonne journée!

Hubert

 

 

Prévisions pour les trois prochains jours – 10/05

Bonsoir à tous, voici vos prévisions pour les prochains jours.

Ce vendredi, nous retrouverons à l’aube quelques brouillards dans les vallées avant leur dissipation rapide; ailleurs le soleil sera bien présent. L’après-midi, le ciel se chargera de nuages bas, même si ceux-ci laisseront passer des éclaircies. Sur l’ouest, en seconde partie d’après-midi, nous verrons des voiles d’altitude arriver progressivement en tant qu’annonciateurs de la prochaine perturbation. Les maximales seront comprises entre 19 et 22°C en Basse et Moyenne Belgique, autour de 16-17°C en Ardenne.

Samedi, la perturbation évoquée ci-dessus (représentée par un front occlus sur la carte ci-dessous) s’approchera de plus en plus de nos régions, mais elle aura tendance à ralentir, de telle sorte que son arrivée sera très progressive.

Carte des fronts tels que prévus pour samedi midi (source: KNMI).

Avec un certain dégagement du ciel (moyennement nuageux, sauf sur l’extrême ouest où il sera très nuageux en après-midi) et la mise en place d’un flux d’est à sud-est, l’air se fera plus chaud mais aussi plus lourd. On attend des maximales de 21 à 26°C. La carte ci-dessous tirée du modèle Arpège permet de voir que le front occlus – en fait plutôt un front froid – marque un conflit serré entre de l’air maritime frais à l’ouest et de l’air bien plus chaud à l’est. Comme souvent, cette zone de conflit sera le siège de précipitations intenses et orageuses qui gagneront vraisemblablement l’ouest de nos régions dès la fin de l’après-midi avant de s’étendre vers les autres régions la nuit suivante. Il faudra repréciser l’ampleur de cette dégradation pluvio-orageuse.

Températures maximales prévues par le modèle Arpège pour samedi (source: Météociel).

Dimanche, les précipitations concerneront toujours l’est en matinée, avant de filer en Allemagne. Ailleurs, le temps redeviendra plus sec avec quelques éclaircies. Il fera bien plus frais que la veille: de 12 à 16°C.

Bonne soirée!

Analyse technique du risque orageux de ce 9 mai

On l’a dit ce matin, le risque reste généralement faible, avec plutôt le développement d’averses orageuses locales. Pourtant, et même avec des dégradations aussi faibles (pour ne pas dire des « non-dégradations »), il y a toujours des choses à raconter au sujet de la mécanique atmosphérique.

Commençons par le commencement. Ce matin, notamment si vous habitez la province de Namur, vous avez peut-être aperçu des nuages cumuliformes en ordre assez dispersé, certains prenant la forme de petites tourelles. Les yeux avertis – comprenez par là, l’acharné de météorologie ou l’amateur de nuages – auront bien enregistré le message délivré par ces formations nuageuses à l’allure apparemment inoffensive. Il s’agissait d’altocumulus floccus et castellanus. Les altocumulus sont des formations cumuliformes dont la base se trouve à quelques kilomètres d’altitude. Les altocumulus floccus (balles cotonneuses en ordre assez dispersé) et castellanus (tourelles sur une base nuageuse commune, rappelant le sommet des remparts des châteaux médiévaux) donnent un indice très intéressant sur l’état de l’atmosphère à quelques kilomètres d’altitude. Ils marquent un état un peu instable de l’air. Mais cette seule (petite) instabilité n’était pas suffisante. Et là, on a besoin de cartes pour aller chercher le coup de pouce.

On remarque sur cette carte des fronts à 8h00 le front froid (assez faible et pas très net) qui bute sur l’ouest du pays, mais surtout une plume rouge sur l’est. Cette plume est une zone de convergence du vent en basse couche, soit une zone où les vents se rencontrent. En effet, dans notre cas, les vents étaient de sud-est à l’avant de cette plume, et d’ouest à l’arrière. L’air au conflit n’a pas d’autre choix que de s’élever, forçant un peu la convection ( =la formation des nuages cumuliformes). Puisqu’il y avait un peu d’instabilité sans plus, nous avons vu apparaître ces altocumulus matinaux. Avec plus d’instabilité, plus d’humidité (l’air est fort sec aujourd’hui) et plus de dynamique, nous aurions eu des orages bien actifs à leur place. Il est à noter qu’ici, il s’agit d’une situation assez classique où le front froid, poussant l’air devant lui à la manière d’un bélier, crée un conflit un peu à son avant, cette cassure dans l’uniformité de la masse d’air étant la convergence.

Au fil des heures de l’après-midi, le soleil va faire augmenter les températures en basse couche. Dès lors, l’instabilité va augmenter aussi, tandis que la plume rouge qui marque la convergence continuera à lézarder pas loin. Mais dans l’ensemble, la dynamique en altitude reste franchement molle : pas de Jet-stream ni d’autres forçages qui permettaient de tirer les basses couches vers le haut à la manière d’une cheminée dont le tirage fait un bon feu. Ce qui déterminera ici le développement des quelques orages de l’après-midi et de la soirée, c’est l’instabilité, l’un ou l’autre embranchement de convergence et quelques poches d’air un peu plus humides. On comprend dès lors pourquoi la formation de cellules sera hasardeuse : instabilité il y a, mais l’air est dans l’ensemble assez sec (sauf localement) et les convergences pas très nettes et disparates.

On comprend aussi pourquoi les modèles montrent des choses assez différentes (ici la situation à 21h00) :

Plus tard dans la nuit, le front froid qui – rappelons-le – restera assez mal dessiné et pas fort net, entrera sur le centre du pays et progressera très lentement vers l’est. Voici la carte des fronts telle qu’attendue pour 2h00 la nuit prochaine.

 

Ce front étant par définition un conflit entre masses d’air (plus chaude à l’avant et plus froid à l’arrière), il est donc lui aussi une zone où des orages peuvent se produire. Cependant à cette heure-là, l’instabilité sera moins forte, mais a contrario l’air sera un peu plus humide. Dès lors, il n’est pas anormal de voir certains modèles envisager à nouveau quelques averses faiblement orageuses en seconde partie de nuit prochaine sur un bon tiers est du pays. Par exemple :

En résumé, une situation orageuse assez sage, si ce n’est par moments des précipitations bien consistantes sous les cellules qui se formeront en fin de journée.

Faible risque orageux ce mercredi et prévisions pour la suite

Ce mercredi sera la dernière journée de temps estival (même si la suite ne sera pas détestable non plus). Après une matinée bien ensoleillée, des cumulus se développeront dès le début de l’après-midi. En fin de journée, ils pourront aller jusqu’à l’averse orageuse au sud du sillon Sambre-et-Meuse. Toutefois, ce risque orageux restera relativement faible et surtout disparate: les quelques cellules qui se développeront auront pour la plupart une durée de vie de quelques dizaines de minutes. Il n’est pas prévu d’organisation particulière de ces orages, et le seul fait d’armes de ceux-ci devrait être des précipitations pouvant être localement assez abondantes en raison de la faible vitesse de progression de ces cellules. Ce risque se maintiendra en soirée, puis retombera après minuit.

Ci-dessous, une carte tirée du modèle Arome illustrant le caractère assez restreint de ces averses (orageuses).

 

 

Jeudi, le temps sera assez nuageux, avec par moments quelques éclaircies et l’une ou l’autre goutte. Maximales de 14 à 20°C.

Vendredi, nous connaîtrons une amélioration, avec le retour de franches périodes de soleil et d’un temps sec. Maximales de 17 à 22°C.

Le temps de samedi sera par contre bien moins folichon, avec un ciel très nuageux et le risque de l’une ou l’autre goutte. Quelques éclaircies se montreront cependant de temps à autre. Par contre, une nouvelle bouffée de chaleur lourde nous atteindra, avec des maximales qui remonteront: de 22 à 28°C.

Evénements 2018 – Janvier à avril

 

Retrouvez ici tous les événements météorologiques s’étant produits en Belgique entre janvier et mars 2018. Les autres périodes peuvent être atteintes via les liens à la droite de cet article ou dans la rubrique « Faits météo en Belgique ».

3 janvier – tempête Eleanor

En soirée du 2 janvier, la dépression Eleanor se creuse sur l’Irlande y apportant des rafales de plus de 140-150 km/h. Le lendemain 3 janvier, elle se trouve en mer du Nord. Son front froid très violent balaie la Belgique en deuxième partie de nuit, engendrant une véritable tempête. On relève 101 km/h à Chièvres, 105 km/h à Ernage, 112 km/h à Uccle, 115 km/h à Humain, 116 km/h à Zeebrugge et 126 km/h à Florennes. Des coupures de courant sont signalées tandis que de nombreuses chutes d’arbres et des dégâts aux toitures sont enregistrés dans de nombreuses régions. En matinée, le vent reste très présent (rafales de 70 à 90 km/h), tandis qu’un orage modéré est observé en province de Liège. Dans le nord de la France, on relève 147 km/h à Cambrai, 135 km/h au Cap Gris Nez. Aux Pays-Bas, des rafales de 140 km/h sont enregistrées sur les côtes zélandaises.

 
La tempête Eleanor au petit matin du 3 janvier (source: Wokingham Weather).
 

Dans le même temps, les cours d’eau du sud de la Wallonie sont en crue par endroits, en réponse aux précipitations abondantes tombant depuis plusieurs semaines.

 
Le 4 janvier, un nouvel épisode venteux, cependant moins intense, concerne la Belgique, au passage de la dépression Christine. Les rafales sont généralement comprises entre 70 et 80 km/h, mais une pointe de 94 km/h est observée à Florennes. 
 
En soirée du 16 janvier et la nuit suivante, de multiples giboulées (grésil et neige) sont observées au-dessus de 150 mètres, parfois accompagnées d’une faible activité orageuse. La neige accroche temporairement sous les averses, plus durablement dans l’est de l’Ardenne. Ces giboulées sont également observées le 17 janvier.
 
Averse de neige en début de nuit du 16 au 17 janvier sur les hauteurs de Namur (auteur: Info Meteo).

 

18 janvier – tempête David le matin et orages en soirée
 
En fin de nuit et en matinée, une dépression de tempête se creuse en traversant la mer du Nord, elle est nommée David par Meteo France. Aux Pays-Bas, les rafales atteignent 140 km/h sur les côtes. En Flandre, on relève 119 km/h à Deurne, 112 km/h à Zeebrugge et 90 km/h à Zaventem. En Wallonie, les rafales atteignent 101 km/h au Mont Rigi, 97 km/h à Ernage et Gosselies et 94 km/h à Humain. Dans le nord de la France, les rafales atteignent 120 km/h à Lille et 136 km/h au Cap Gris-Nez. La tempête frappe ensuite le nord de l’Allemagne avec des pointes à 120 km/h en plaine. Une personne décède dans le Brabant wallon suite à la chute d’un arbre.
 
La tempête David vers 11h00 le 18 janvier, alors centrée sur les Pays-Bas (source: Wokingham Weather).
 
En soirée, à la faveur d’une branche puissante de Jet-stream et d’un creux au-dessus de la Belgique, une ligne d’orages se forme sur la côte – une maison est incendiée par la foudre – puis traverse tout le pays jusqu’en province de Liège en prenant la forme d’un bow echo. Les orages sont modérés sur la Flandre et Bruxelles, donnant des chutes de grêle parfois importantes et pas mal de vent (une rafale de 76 km/h est mesurée à Uccle au passage du système). En Wallonie, l’activité électrique est plus sporadique. Des foyers orageux plus isolés sont signalés du côté de Bastogne.
 
Activité électrique observée en soirée du 18 janvier et la nuit suivante (source: Lightningmaps).

 

Au milieu de l’hiver climatologique, le nombre remarquablement faible de gelées depuis le début de la saison pose question. 
 
Le 20 janvier, il neige en Ardenne et temporairement un peu plus bas (jusque 200 mètres d’altitude). La couche de neige dépasse 10 cm au-dessus de 500 mètres. 
 
Quelques jours plus tard, c’est un coup de douceur qui concerne notre pays, en lien avec l’arrivée d’air d’origine tropicale maritime. Les maximales du 24 janvier sont remarquablement élevées: 13,4°C à Beauvechain, 13,1°C à Chièvres, 12,9°C à Uccle, 12,4°C à Bierset, 12,0°C à Gosselies… 
 
Après un décembre extraordinairement sombre, l’ensoleillement est à nouveau exceptionnellement bas pour ce mois de janvier. A cela s’ajoute une douceur persistante qui le fait sortir des normes.
 
Bilan pour Uccle (source: RTBF, données de l’IRM).

 

La Chandeleur est par contre, comme le dit l’adage, une période charnière: l’Hiver (re)prend enfin vigueur, et de la neige est observée les 1er et 2 février en Ardenne, avec localement plus de 10 cm d’acumulation. Le Condroz et le sud de la Hesbaye blanchissent légèrement à la faveur des plus fortes averses poussées dans un flux de nord-ouest à nord. Les jours suivants restent froids mais parfois beaux.

Coucher de soleil sur les Hautes-Fagne le 5 février (auteur: A. Papapanayotou).

 

Le 6 février, un front chaud se coince sur le sud du pays. Une zone neigeuse subsiste pendant toute la journée le long du sillon Sambre-et-Meuse, donnant de 5 à 10 cm de neige (7-8 cm dans l’est du Namurois par exemple) sous des températures négatives tout au long de la journée. La nuit suivante, les températures descendent localement jusqu’à -5°C. 
 
Le front bloqué sur la Wallonie (source: IRM).
 
 

La nuit du 7 au 8 février est froide. Au petit matin, on relève -16,1°C à Elsenborn, -10,4°C à Dourbes, -9,9°C au Mont-Rigi, -9,1°C à Humain et à Florennes.

Le 9 février au soir et la nuit suivante, une nouvelle perturbation apporte quelques centimètres de neige, essentiellement au sud du sillon Sambre-et-Meuse.

En fin de nuit et en début de matinée du 16 février, le verglas consécutif à la mise en gel de l’eau tombée la veille pose des problèmes par endroits.

24 février au 1er mars – vague de froid

Entretemps, début février, le vortex polaire a éclaté dans la stratosphère. En l’espace de deux semaines, ses effets se communiquent à la troposphère et le temps se refroidit nettement à partir du 24 février, avec l’établissement d’un puissant anticyclone sur le nord de l’Europe et un flux d’est continental bien froid sur nos régions. Les minimales tombent sous -10°C à plusieurs reprises en Ardenne, une ou deux fois sur le centre du pays et selon les stations. C’est le 28 février qu’il fait le plus froid en de nombreuses stations du pays, avec des minimales de -14 à -18°C en Ardenne.

 
 
Le 26 février, une zone neigeuse inattendue se déplace du Limbourg au Hainaut sur un couloir étroit: il tombe entre 5 et 10 cm de neige sur la Hesbaye alors que Bruxelles et Namur sont épargnés.
 
Situation du 28 février au soir. On note l’énorme front chaud annonciateur du redoux sur la Méditerranée (source: KNMI).

 

Le mois de février qui se termine marque une rupture complète avec décembre et janvier: très anormalement ensoleillé, anormalement sec et anormalement froid. Le soleil aura en effet été le roi de la météo belge durant ce mois.

Le 2 mars, le redoux atteint la Belgique sous la forme d’un front chaud. L’air devient plus doux en altitude, surplombant de l’air toujours bien froid dans les basses couches. Des pluies verglaçantes gagnent ainsi la Belgique depuis la frontière française en matinée, causant des embarras de circulation. Par la suite, un front froid rejoint le front chaud sur notre pays, formant ainsi une occlusion et refermant de fait le secteur chaud. L’air redevient progressivement froid à tous les étages, et la pluie verglaçante se change en granules de glace puis en neige dans l’après-midi, menant à une accumulation de quelques centimètres.

Schéma illustrant la situation particulière de ce 2 mars (auteur: Info Meteo).

 

Dans les jours qui suivent, la douceur marque le début du printemps météorologique. A la faveur d’un flux de sud au-devant d’un front froid qui ondule sur la France et la mer du Nord, un orage fort pluvieux mais peu actif électriquement se déplace du Hainaut jusqu’à la Zélande la nuit du 10 au 11 mars. Quelques inondations locales sont signalées en Wallonie picarde. Le 11 mars, les maximales atteignent les 15°C en de nombreuses régions.

Du 18 au 21 mars, alors qu’il faisait bien doux les jours précédents, le temps redevient remarquablement froid, avec de temps en temps un peu de neige. La nuit du 19 au 20, il fait -9,2°C à Elsenborn. Le 20 au matin, il ne tombe qu’un centimètre de poudreuse grand maximum sur la province de Liège, mais ça suffit à générer pas mal de problèmes de circulation.

Le mois de mars qui s’achève a été un peu plus frais que la normale (à la limite de l’anormalité).

Le 8 avril est très chaud pour la saison. On relève 24,0°C à Uccle et à Gosselies.

Le 14 avril, des orages modérés éclatent sur la région lilloise et le Brabant wallon. Sur la province brabançonne, on observe quelques chutes de grêle.

A partir du 18 avril, la chaleur fait son retour. Le 19, on frôle les 30°C par endroits – il fait 28,1°C à Uccle. Le 22 avril, plusieurs foyers orageux faibles à modérés sont observés ça et là. Pour plus d’information, voire l’article de notre partenaire Belgorage.

29 avril – Première dégradation orageuse d’envergure

La situation météo du dimanche 29 avril est particulière. Un thalweg d’altitude sur l’ouest de la France guide une dépression de surface en creusement vers nos régions. Son secteur chaud lèche à peine l’est du pays; sur le centre cette masse d’air chaud est décollée du sol par une pellicule d’air maritime frais où souffle un vent de nord à nord-est. Ainsi dans le Namurois, le temps avant les orages était relativement frais, très humide, avec de la brume par endroits (maximales autour de 15°C à Namur). Le cisaillement des vents est de plus bien marqué, tandis qu’une convergence très nette se dessine le long du pseudofront chaud (représenté sur la carte par une plume rouge), au devant du noyau dépressionnaire. Ainsi, ce sont surtout ces éléments dynamiques forçant l’ascension des masses d’air qui ont expliqué l’intensité des orages (surtout sur le centre du pays), et ce alors que l’instabilité est restée modérée. C’est une situation typique de pointe d’air chaud, comme nous l’avions expliqué récemment.

Carte des fronts du 29 avril 20h00 (source: KNMI).

Ce pseudofront est le siège d’un premier orage modéré sur la province de Namur en fin d’après-midi. Puis en début de soirée, un puissant système orageux arrive de France par la pointe de Givet et fonce jusque l’est de la Flandre via le Namurois et l’est du Brabant wallon. L’activité électrique est impressionnante sur fond de ciel livide (jusqu’à un éclair toutes les 2 à 3 secondes) et de très fortes rafales sont localement observées. Ce système hybride présente les caractéristiques d’un echo en arc mais aussi une possible supercellule en son sein. Cette cellule particulière déclenche une tornade qui se déplace entre Dion (Beauraing) et Crupet (Assesse), atteignant une force F2-F3 près de Waulsort. Côté français, l’écho en arc a engendré d’énormes dégâts entre Aube et Ardennes (source: Kéraunos).

Evolution du système orageux sur le Namurois de 20h15 à 20h45 (source: Kachelmann).

En soirée, d’autres forts orages multicellulaires remontent du sud au nord sous la forme d’un rail de foyers à travers l’est de la province de Liège, le Luxembourg et l’ouest de l’Allemagne. Des grêlons de 2 à 3 cm sont observés localement sous ces cellules. Dans l’ensemble, cette dégradation d’ampleur est assez précoce pour la saison.

Les précipitations récoltées sur 24 heures sont localement remarquables (et pas uniquement dues aux orages du soir): entre le 29 8h00 et le 30 8h00, on relève 47 mm à Schaffen, 40 mm à Wartet (source: Info Meteo), 39 mm à Spa et 38 mm à Ernage. Aucune rafale de vent de plus de 90 km/h n’a été mesurée sur le réseau officiel, toutefois des dégâts portés aux bâtiments et à la végétation laissent penser que cette vitesse a été largement dépassée localement sur les communes de Beauraing, Hastière, Onhaye, Dinant, Yvoir et Assesse.

Lien vers l’article de Belgorage à ce sujet: ICI

Le lendemain 30 avril, le temps est d’abord calme, puis devient pluvieux et très frais dans l’après-midi (6°C sur le Namurois vers 18h00). Le vent se fait très présent avec des rafales jusqu’à 80 km/h localement.

Le mois d’avril a été très anormalement chaud, affichant un excédent thermique de +3,1°C à Uccle.