Orageux… Qu’attendre de ce week-end?

Bonjour à tous

Sur le plan de la situation atmosphérique, rien ne bouge depuis quelques jours: un anticyclone scandinave bloque un marais barométrique* sur nos régions, maintenant une masse d’air assez chaude et humide. A nouveau ce 23 mai, cette situation a abouti au développement d’orages peu mobiles, les provinces de Liège et de Limbourg étant épargnées. En début de soirée, un fort orage frappe la région bruxelloise, puis un amas orageux modéré se déplace depuis le nord du Luxembourg jusqu’au Brabant wallon.

Et puisque la situation ne bouge pas, encore aujourd’hui nous nous attendons à des orages généralement modérés. Localement, l’un ou l’autre orage fort est possible, avec un risque de chutes de grêle et de fortes précipitations. Il est nécessaire d’attirer votre attention sur ce deuxième point. Par rapport à hier, le flux en altitude a encore ralenti, si bien que les orages de ce jeudi risquent fort d’être très peu mobiles, voire stationnaires. Des débordements locaux devraient à nouveau être observés sous les plus fortes cellules orageuses, cellules dont il est évidemment impossible de prévoir la localisation exacte.

Par la suite, pour ce week-end, les températures s’élèveront, de telle sorte que les maximales s’établiront entre 25 et 30°C. Ceci aura pour conséquence d’augmenter encore l’instabilité et la quantité d’énergie disponible pour les orages. La carte bariolée de couleurs ci-jointe montre ce qu’on appelle la CAPE. C’est une mesure mathématique qui représente justement l’énergie disponible pour les orages. Vous constaterez qu’elle sera très élevée pour ce week-end. Avec d’autres paramètres réunis, on vous aurait annoncé de violents orages. Sauf que…

Energie potentielle disponible pour la convection telle que prévue dimanche soir par le modèle GFS (source: Meteociel).

Premièrement, l’humidité va se faire un peu moins présente. Secondement, la dynamique va présenter un électrocardiogramme plat. Autrement dit, elle n’existera plus. On a donc beaucoup d’énergie, mais rien pour la transformer en orage. En clair, malgré la chaleur (un peu lourde) et cette instabilité latente, les orages devraient se raréfier. Par contre, les quelques cellules qui se formeraient auraient toutes leurs chances d’être fortes, très électriques et grêligènes. C’est le cas parfait du risque d’orage très local mais intense.

On aura l’occasion d’y revenir. Cela tombe même assez bien car nous sommes en train de préparer un article pour vous expliquer pourquoi chaleur lourde ne se finit pas toujours en orage.

Bonne journée!

Hubert

En illustration, un coup de foudre pris en photo hier soir de chez moi alors que l’amas orageux dont je parlais plus haut passait au sud-ouest de Namur.

* Un marais barométrique est une zone sans grande différence de pression et où la chaleur et l’humidité ont tendance à stagner, d’où l’évolution orageuse.

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