Un marchand de glace se suicide à la vue des tendances saisonnières de l’été

 

Article-fiction…

C’est un drame  peu commun mais qui démontre encore une fois combien les commerces sont de plus en plus « météo-sensibles » : un marchand de glace de la commune d’Ottignies, dans le Brabant Wallon, s’est suicidé après avoir vu les dernières tendances saisonnières consultables sur Internet. Ce « fait divers » révèle aussi une tendance lourde : le commun des mortels semble de plus en plus exigeant par rapport à la météo, surtout au regard de l’évolution du climat ces dernières années.

La découverte a donc eu lieu ce jeudi chez le glacier Carette, dans la ville brabançonne d’Ottignies : alors que les commis s’apprêtaient à fermer la boutique après une assez longue journée remplie de bonnes ventes, ils ont découvert le corps sans vie de leur employeur dans son bureau. Une particularité les a directement frappés : le ventre était totalement gonflé, avec de la glace dégoulinant sur le côté. Après autopsie, il a été rapidement révélé que la victime avait ingurgité environ 10 litres de glace avant de mourir d’étouffement. Un autre détail a aussi attiré leur regard : l’ordinateur portable de l’employeur était resté allumé sur le site Internet www.lameteo.org, et plus exactement sur la page des tendances saisonnières pour l’été 2016.

Après enquête, il a été conclu que la victime n’avait visiblement pas supporté les tendances saisonnières pour la saison estivale publiées sur ce site. Celles-ci affichent en effet une anomalie de +1° pour l’été 2016. Bien évidemment, il peut paraître étonnant de se suicider sur base de cette tendance, qui plus est, si l’anomalie est annoncée comme positive sur l’Europe de l’Ouest, mais ce drame est révélateur d’un monde de plus en plus exigeant pour les commerçants.

« Les clients et la population en général, régulièrement bombardés par les nouvelles sur le réchauffement climatique n’acceptent plus de vivre des étés normaux ou légèrement au-dessus de la moyenne qui sont considérés maintenant comme des étés pourris », nous indique le porte-parole des commerçants glaciers de Belgique. « Pour eux, c’est 2° d’anomalie au minimum, avec 2 vagues de chaleur par été, et aucune température maximale en-dessous de 20° ! Et je ne parle même pas des précipitations : si, par malheur, nous enregistrons 2 jours de suite avec de la pluie, cela devient l’hystérie, et les clients reportent leur frustration sur nous ! Nous stockons d’ailleurs des blocs de béton préfabriqués dans la cave pour nous barricader au cas où la météo prévoit une telle situation ! »

Afin de savoir si ce phénomène se généralisait à d’autres commerces, nous nous sommes rendus sur les bords du lac de l’Eau d’Heure où nous avons rencontré les vendeurs, souvent en première ligne. Leurs révélations sont stupéfiantes : « L’autre jour, il faisait 20° avec quelques belles éclaircies. Tout d’un coup, une petite averse s’est déclenchée. Des estivants sont revenus en courant vers les caisses. Nous pensions qu’ils voulaient se mettre à l’abri. En réalité, pas du tout ! Ils voulaient nous agresser !« , déclare Roxane H. encore sous le coup de l’émotion. « La météo avait annoncé un risque d’averses évalué à 15%. Ils pensaient qu’ils allaient rester au sec, mais ils n’ont malheureusement pas eu de chance. Mais nous n’y pouvons rien. »

Le drame d’Ottignies est à resituer dans la perspective actuelle : après 2 mois de printemps plutôt frais, le congé de l’Ascension avait laissé entrevoir un espoir pour les glaciers, mais ce week-end de Pentecôte où nous perdons 15° par rapport au précédent incite au pessimisme, et cela augurerait d’un été insuffisamment chaud selon certains. Cette nouvelle dégradation et cet été trop peu chaud qu’on annoncerait ont donc eu raison des nerfs du glacier d’Ottignies. D’ores et déjà, la psychose semble s’installer dans le secteur et dans la région. Hormis, bien sûr, à Aqualibi …

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