Chaleur étouffante australienne et tempête de neige norvégienne

Dans ce mois de décembre aux allures exceptionnelles dans bon nombre de régions, analysons quelques valeurs et événements enregistrés aussi bien dans l’Hémisphère Sud que dans l’Hémisphère Nord.

En Australie et en Nouvelle-Zélande, c’est l’été, au contraire de notre vieille Europe. L’Australie est de plus en plus habituée à des températures extrêmes, mais la série de valeurs enregistrées dans la ville d’Adélaïde est inédite :

En effet, selon le météorologiste de Météo France Etienne Kapikian, jamais la ville australienne n’a observé une série de 4 jours d’affilée avec des maximales à plus de 40° en décembre.

En Nouvelle-Zélande, plus haute en latitude, et moins soumise à des valeurs extrêmes, la ville de Christchurch a battu un nouveau record mensuel avec 36.0° ce 21 décembre :

Bien évidemment, nous noterons directement la subite augmentation des températures. Un oeil plus attentif et une connaissance de la géographie de la région permettront d’expliquer cette « explosion thermique » : alors que le 20 décembre, le vent est à l’Est-Nord-Est avec 81% d’humidité, le 21 décembre a vu le vent basculer au Nord-Ouest avec un taux d’humidité de 42%. Observons maintenant une carte de la Nouvelle-Zélande :

La ville a dû supporter le 20 décembre un vent marin frais et humide, un peu comme la côte belge en plein été, alors que le 21 décembre, un vent terrestre a dû se soulever en passant au-dessus des montagnes, puis s’est réchauffé en redescendant vers la ville. C’est donc un effet de foëhn qui s’est produit, comme au pied français des Pyrénnées. Ce sont donc des conditions locales qui ont permis ce record mensuel.

Dans l’Hémisphère Nord, dans l’archipel de Spitzberg, la neige et le vent ont causé la mort de une personne après une avalanche, selon Russia Today. Ces images prises durant la tempête parlent d’elles-même :

La modélisation de GFS montre bien le passage de cette dépression à 960Hpa sur Spitzberg :

En outre, le rapport d’Ogimet montre bien le passage de la dépression avec des pressions fort basses, une rafale à 104 km/h, et des précipitations neigeuses continues à l’aéroport de Svalbard :

 

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